Le Centre d’écoutes téléphoniques a un nouveau patron. Il s’agit du général Bernard Gnamankala, un officier général formé à FBI national academy aux Etats-Unis, puis en France à la direction générale de la sécurité intérieure. Fils de Laurent Nguetsara, un vieux baroudeur qui a longtemps dirigé le renseignement au Gabon sous le régime d’Albert Bernard Bongo, Il succède à Jean Charles Solon, sujet français qui a passé sans discontinuer 13 ans à la tête du silam, le centre d’écoutes téléphoniques adossé à la présidence de la République Gabonaise. La fin de sa collaboration avec l’État gabonais lui a été récemment signifiée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema himself, selon Afrique intelligence de qui émane l’ information.
Dès sa création en 1968, c’est le colonel Marion qui menait la barque jusqu’à sa mort en 1999, suivi du colonel boisseau qui prendra la relève jusqu’en 2012 avant de passer le témoin à Jean Charles Solon.
Mieux vaut tard que jamais, nous enseigne le dicton. Il était temps que Brice Clotaire Oligui Nguema le débarque de ce poste stratégique pour la sécurité intérieure du Gabon.
Une incongruité insoutenable qu’il convenait de gommer.
Le Gabon est sans doute le seul État au monde à confier à un sujet étranger son appareil en charge du renseignement.
Peut-on imaginer le commandant en chef de la gendarmerie nationale le colonel Issa Yaguibou être porté à la tête du renseignement français adossé à l’Élysée au prétexte d’une coopération sécuritaire inter-etats ?
Le renseignement, l’ un des segments sensibles de notre appareil sécuritaire, laisser sa gestion à un sujet étranger, c’est renoncer à nos charges régaliennes et transmettre les compétences à une instance supplétive dont on ignore les intentions hégémoniques et complotistes qui guident l’ ordre mondial aujourd’hui.
Doit-on s’en étonner lorsqu’ on sait, pour le déplorer, que le hub de nos télécommunications est hébergé au Maroc?
Il est donc clair que toutes les communications issues du Gabon transitent par le Maroc qui gère le spectre communicationnel avant qu’il se vantile au reste du monde. Cet Héritage qui nous prive de ce domaine de souveraineté, nous le devons au couple Bongo Sylvie Valentin qui était en passe d’ailleurs de privatiser le Gabon dont le maillage de ses ressources minières et forestières ne faisait plus mystère.
Ghoze Lucifera





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