Le « renouveau après l’ épreuve« était le thème du 58 ème anniversaire du parti démocratique gabonais ( PDG) dirigé par Angélique Ngoma en sa qualité de SG et Blaise Louembe président de cette formation politique dont les qualités, quant à leur légitimité et leur l’égalité, sont contestées par la branche dite légaliste que dirige Ali Akbar Onanga Yobegue.
Ce thème semble traduire la reconnaissance de la faillite dans la gestion du pays, sinon une capitulation qui a valeur de thérapie après le coup dure vécu le 30 août 2023 lorsque les hommes en armes, sous la conduite de l’ homme fort actuel, Brice Clotaire Oligui Nguema, prirent le pouvoir.
Le rassemblement du 12 mars 2026 dernier, comparé à ceux d’ avant le coup de force, laissait planer le doute de voir cette formation politique renaître de sa déchéance avec la même intensité de son vécu d’antan.
Les foules habillées aux couleurs du parti payées à 5000 fcfa et en cannettes de bière la tête, transportées dans des bus sur le site de l’ événement, n’ etaient plus aussi compacte que par le passé. Le film qui tranchait court avec son passé glorieux, était saisissant. Même l’ arrogance, le mépris d’une opposition réduite à la servitude, voire à la figuration dans une mécanique stratégique dont dépendait sa splendeur, n’ étaient plus au rendez-vous.
Suscitant ainsi, chez de nombreux observateurs, des questionnements quant à l’avenir du PDG.
Le prochain congrès, dont la date n’est pas fixée, sera »refondateur », lançait fièrement Angélique Ngoma. Une rhétorique politique déjà connue des observateurs qui suivent la vie politique de ce parti depuis le 12 mars 1968, date de sa création par Albert Bernard Bongo.
» le renouveau après l’ épreuve » n’ est qu’une pure illusion de nostalgiques qui croient naïvement remettre cette formation politique sur les rails alors qu’il est clair que le PDG donne là ses derniers soupirs de vie après qu’on lui aura administré l’ extrême onction avant sa mort certaine.
Pour
Blaise Louembe, » le PDG est appelé à jouer un rôle central dans la construction du pays » . Si en 56 ans de gouvernance, le bilan de ce parti est une lamantable catastrophe, ce n’est pas une fois la reconquête du pouvoir acquise, que ce parti fera le miracle qu’il n’a pas pu réaliser toutes ces décennies durant à la tête du pays.
De quelle construction parle le président du PDG, sans doute, celle des rêves brisés du fait d’une prédation aveugle.
Ce parti peut, comme le clame son président, se reconstruire si et seulement si, il surfe sur les erreurs de l’ Union démocratique des bâtisseurs ( UDB) qui peine à prendre ses marques et s’affranchir du mode de gouvernance pédegiste qu’il recycle à la plus grande déception des Gabonais qui ont salué le coup d’État dit de la libération et qui ont cru naïvement que rien ne sera plus comme avant.
Avec un casier judiciaire chargé et une tare qui le condamne à l’ euthanasie, le PDG a tout intérêt, s’ il veut survivre, à faire preuve d’imagination pour se reconstruire sinon il court à sa perte.
Pascal Laurent





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