AccueilSociétéLibreville: un bidonville plus que parfait

Libreville: un bidonville plus que parfait

Libreville n’ a rien d’ une capitale. Appeler capitale serait un abus de langage voire une grossière Imposture.
Commerces de produits maraichers et t’as de ferrailles en instance de réparation mécanique improbable, viande de bœufs recyclée en  »coupés coupés », plantent le décors des rues de Libreville devenue une capitale indigne d’ un pays dont on dit pourtant riche en pétrole, en ressources minières, forestières et halieutiques.


La capitale gabonaise est un vaste désastre visuel qui pose un réel problème de commodité urbaine. Libreville se transforme en une laideur urbaine où il ne fait plus bon d’ y vivre. À moins d’ être parmi ces êtres, des curiosités dont l’incommodité devient une culture.
Dans ce désordre ambiant, l’ hôtel de ville de Libreville, qui ne s’ encombre pas de mettre de l’ ordre dans les rues devenues insalubres où chacun impose sa loi, se contente de collecter les taxes municipales dont une partie appelée dans leur jargon technique  »budgets spéciaux », est allouée aux mairies d’ arrondissements pour leur fonctionnement.


La décentralisation décrétée par les militaires au pouvoir n’ étant pas encore effective, faute de décret d’application, à croire une arlésienne mécanique, les mairies d’ arrondissements se contentent du pipi de chat à leur alloué.


L’hôtel de Ville de Libreville, face à l’ incivisme des usagers, pour les mettre au pas, peut, par exemple, corser les taxes municipales. Ainsi les transgresseurs seront exposés à une pression fiscale sans précédent et seront obligés d’entrer dans les rangs.


À condition que l’ on y mette des gardes-fous; un paysage répressif des plus intretable.
Si à l’ époque coloniale, les negres n’ avaient pas le choix que d’ être soumis à l’ ordre établi, c’est parce qu’il y avait la chicotte aux fesses comme outil de repression.


Si les méthodes coloniales, bien que brutales, sauvages, dégradantes et qui faisaient entorse à la dignité humaine, il est peut-être temps de les recycler afin de mettre ces sauvages arrivés en ville par effraction au pas.

Ghoze Lucifera

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