AccueilSociétéCasse-tête pour les commerçants exerçant au Gabon

Casse-tête pour les commerçants exerçant au Gabon

Exercer une activité commerciale au Gabon relève de l’exploit tant dans ce milieu commercial, rôdent des prédateurs à l’appétit vorace.
Au quotidien, les commerces au Gabon sont les proies faciles d’ une parafiscalité excessive exercée par une pléthore d’administrations où siège une faune d’individus agissant au nom de leurs administrations respectives qui, chacune, exige des agréments d’exploitation.


 » il y a un conflit de compétences entre les administrations de contrôle. Nous souhaitons une harmonisation des textes, pour savoir quelle est l’ administration compétente en matière d’ hygiène, en matière de contrôle qualité… en réalité, nous nous retrouvons avec plus de quatre ou cinq administrations qui font la même chose. Tout simplement parce que les textes autorisent cette bizzarerie. » peste Jonas Mougniengou Mbembo SG du syndicat national autonaume des commerçants du Gabon ( synacog).


Le ministère de la santé, l’ Agence Gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), le ministère du commerce, l’hôtel de ville, veillent au grain sur fond de taxations abusives.


Face à cet embouteillage de taxes tous azimuts, les commerçants se perdent dans la mer de cette parafiscalité excessive; un boulet pour les affaires et un frein pour la dynamique dans un secteur encore à l’État embryonnaire dans lequel les pouvoirs publics doivent s’investir quant à sa croissance.


On est là face à un paradoxe affligeant: la politique des pouvoirs publics c’est d’ encourager l’entrepreneuriat, attirer les investisseurs étrangers via un environnement des affaires attractif qui passe par une fiscalité fluide et une administration moins visqueuse. Une solution face au chomage qui, au Gabon, atteint des pics de 20 à 25 pour cent. La fonction publique, grand réservoir d’emplois, saturée, ne pouvant recruter, absorber le trop plein de demandeurs d’emplois, l’ entrepreneuriat apparaît comme l’ alternative à soutenir via des politiques publiques incitatives.


Il importe de bien organiser l’ environnement commercial. Ne pas harmoniser les textes de toutes les administrations dont les compétences en matière de contrôle qualité leur sont reconnues, serait faire injure au bon sens et tuer à petit feu l’ activité commerciale. À croire que les autorités gabonaises ne voient pas d’ intérêt à autonomiser les demandeurs d’emplois à s’autonomiser.


Feraient-elles  »l’ éloge de la paresse »?, voire une vertu comme le décrit si bien l’ essayiste Paul Lafargue qui, dans son essai, critique le culte du travail. À croire qu’elles veulent maintenir le peuple en captivité dans un état de dénuement absolu.

Theaime

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