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Élection présidentielle du 12 Avril 2025 au Gabon, Oligui Nguema: un bilan mitigé

Ce 12 Avril, un an, jour pour jour, que les Gabonais étaient appelés aux urnes pour élire Brice Clotaire Oligui Nguema comme président de la République. Le score à une majorité absolue au lendemain de la période de transition, fût à la hauteur des attentes, voire de sa popularité explosive. Telle une Popstar, Il avait réussi à séduire grand monde, notamment les Gabonais désabusés par des décennies de dynastie des Bongo qu’ils voulaient voire abréger à jamais. Le coup d’État du 30 août 2023 dit de la libération et qui a sonné le glas d’un pouvoir bête et méchant, va l’auréoler d’une posture quasi messianique. D’aucuns, les plus endoctrinés, voyaient même en lui le Moïse ayant extirpé le peuple juif des griffes esclavagistes des pharaons dans l’ancienne Égypte. Il incarnait l’espoir et les rêves de tout un peuple.


Un an après les moments d’euphorie, de fascination envoûtante ayant enveloppé les Gabonais pour les plonger dans une sorte de transe hypnotique, l’espérance d’un mieux-vivre s’est brisée et à fait place au désespoir.


C’est désormais la désillusion avec sa réalité brutale. Vie chère, pauvreté endémique, criminalité tentaculaire, chômage structurel, détournement des deniers publics, impunité entretenue bref, tout un magma de dysfonctionnements, sans doute hérités de l’ancien pouvoir mais malheureusement se cristallisent au fil du temp.


Le pouvoir actuel, malgré ses bonnes intentions, peine à trouver des solutions.
Les Gabonais réalisent finalement que tout n’était que conte de fée, château de sable, c’est Alice au pays des merveilles.


Quelques réalisations certes à mettre à son crédit, quelques changements structurels ayant un Impact social positif, mais tout ceci n’est qu’un détail à côté de la mer des attentes des populations de plus en plus exigeantes et impatientes surtout dans un contexte de récession économique et de tension financière qui fragilisent un Gabon réduit à un surendettement chronique auprès des marchés financiers.


La fausse note également reprochée au général président, et qui a douché sa côte de popularité, c’est de s’être encombré de vieux hasbeens, transfuges du PDG qui , au sein de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), jouissent d’une virginité et d’une amnistie de fait qui sont autant de motifs de frustration chez de nombreux Gabonais qui, avec l’arrivée des putschistes au pouvoir, caressaient le fou rêve de les voir sous éteignoir politique.


Si la côte de popularité d’Oligui Nguema s’est effritée chez la majorité des Gabonais, il y a que quelques rares personnes qui lui sont encore fidèles et font preuve de loyauté. Mais jusqu’à quand ?

Pascal Laurent

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