Présenté au parquet vendredi dernier, Jean-Marie Moussounda, alias « Tchitcha », a été placé en détention provisoire. Il est mis en cause dans deux cambriolages de quincailleries pour un préjudice estimé à 14 millions de francs CFA, et poursuivi en parallèle pour viol sur une mineure de moins de 15 ans.
C’est au terme d’une enquête menée par les éléments de la Police judiciaire de Port-Gentil que Jean-Marie Moussounda, 24 ans, a été interpellé. Soupçonné d’avoir orchestré plusieurs cambriolages visant des commerces de quincaillerie, le suspect a été déféré devant le parquet vendredi dernier et placé en détention provisoire dans l’attente de la suite de la procédure.
Lors de son audition, il a reconnu son implication dans au moins deux opérations distinctes, commises entre 2024 et 2026, dont le préjudice global est évalué à près de 14 millions de francs CFA. Les enquêteurs décrivent un individu opérant de manière organisée, procédant à des repérages préalables avant de s’introduire nuitamment dans les locaux visés.
Le premier cambriolage remonte à janvier 2024. Accompagné d’un complice aujourd’hui incarcéré, Moussounda se serait introduit dans une quincaillerie en découpant la toiture en aluminium pour en forcer l’accès. Le butin s’élevait à environ 8 millions de francs CFA, directement prélevés dans la caisse.
Le second larcin, estimé à près de 6 millions de francs CFA, aurait été perpétré dans le quartier Salsa selon un schéma similaire. Le suspect affirme avoir observé les lieux plusieurs jours auparavant afin d’identifier les points d’accès et les habitudes du commerçant. Il serait revenu le soir suivant pour exécuter son plan, repartant avec deux sachets contenant chacun trois millions de francs CFA, ainsi qu’un téléviseur 32 pouces revendu pour 40 000 francs CFA.
Devant les enquêteurs, il a invoqué une trajectoire de vie marquée par la précarité et l’absence de cadre familial depuis le décès de ses parents, se présentant comme contraint par les difficultés économiques. La justice n’a pas retenu ces circonstances comme atténuantes, soulignant le caractère répétitif des faits, leur préméditation avérée et l’importance des sommes dérobées. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue exacte de ses activités et d’identifier d’éventuelles complicités.
Indépendamment des cambriolages, Jean-Marie Moussounda fait l’objet de poursuites dans une affaire de viol sur une mineure de moins de 15 ans. Lors de son audition, le mis en cause a minimisé les faits en rejetant la responsabilité sur la victime et en invoquant son ignorance de la loi. Ces déclarations n’ont pas influencé la position du parquet, la minorité de la victime constituant en droit gabonais une circonstance aggravante indépendante du consentement allégué.





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