Il est des façons de faire, des pratiques qui heurtent la conscience et dont on doit se défaire.
Nombreux parlent de moralisation de la vie publique au Gabon, entres autres thérapies à leurs yeux face aux dérives de nôtre société victime de ses dirigeants. Tout est au point mort, sur cale, tout s’enlise, c’est comme si le Gabon était lié à un sort fatal qui le condamne à sa déchéance.
Albert Bernard Bongo parti, succéda au trône son héritier présomptif Alain Bernard Bongo, puis arriva, comme par un coup de bâton magique, un certain général Brice Clotaire Oligui Nguema qui, au lendemain de son coup d’État »sympathique » du 30 août 2023, proclama solennellement la rupture avec l’ ordre ancien qui donna naissance à la nouvelle République, la cinquième.
Mais tout cela avait tout d’ un miroir aux alouettes puisque la réalité des faits sur le terrain est d’ une monstrueuse cruauté.
Alors, l’ on est en droit de se questionner sur le sens donné à cette nouvelle République qui supposait pourtant une repture avec les pratiques sombres de l’ ancien régime.
Les influenceurs sur la toile dénoncent les dysfonctionnements de la société gabonaise.
La politique migratoire par exemple, est un sujet assez débattu et qui soulève des passions. On parle du seuil de tolérance largement dépassé. Le Gabon, selon des analystes, est en train de vivre »le grand remplacement ».
L’ économie est entre les mains des étrangers. Il n’ est pas un secteur où Ils ne répondent pas présent. Ils ont même réussi à se greffer au sommet de la pyramide sociale. Dans deux décennies, il est à craindre que l’ on ne trouve plus des Gabonais de souche tellement ils entrent par milliers chaque jour que Dieu bricole.
À croire que le phénomène est voulu, structurel voire planifié.
Le phénomène migratoire n’ a jamais autant suscité des passions que ces derniers temps. C’est dire que la coupe est pleine et qu’il faut la vider. D’ ici là que le Gabon bascule, comme en Afrique du Sud, dans une sorte de xénophobie explosive, il n’y a que l’ épaisseur d’ un poil. Le sujet enflamme la toile c’est un indicateur qui devait convoquer la conscience de ceux en charge des politiques publiques.
Pascal Laurent





Commentaires récents