AccueilAfriqueCentrafrique :  un monarque en gestation

Centrafrique :  un monarque en gestation

Hier à Bangui a eu lieu, en présence du président Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et du président comorien Azali  Assoumani, l’investiture du président centrafricain le pr Faustin Archange Touadera réelu dès le 1er tour avec 77,90 pour cent des suffrages exprimés le 28 décembre 2025. Le président Touadera, pour ce nouveau mandat à la tête de la RCA, entend promouvoir la justice, l’équité et la réconciliation nationale dans un pays à la stabilité précaire et en proie aux violences sporadiques perpétrées par des bandes armées incontrôlées qui écument certains quartiers de Bangui à l’économie fragile.

Le président centrafricain sera donc face à des défis sécuritaires et économiques majeurs pour la stabilité du pays.

Lors de son intronisation, le président centrafricain a prêté serment sur la Bible promettant de servir son pays avec loyauté et justice. Une incongruité allucinante pour un pays de tradition animiste. Si certains présidents occidentaux, le cas de ceux des États-Unis d’Amérique, prêtent serment sur la Bible, cela ne souffre d’aucune confusion pathologique surtout que ce pays de tradition chrétienne, est souvent dirigé, hormis quelques exceptions, par des individus appartenant à la  »white anglo- protestants  » (wasp).

Calquer une telle tradition pour la greffer en Afrique noire, relève de l’absurde.

Avant cette investiture, Touadera a inauguré, devant une foule compacte et très admirative, une statue géante à sa gloire plantée sur un socle très surélevé. Cette sculpture monumentale, du haut de son support, représente dignement Faustin Archange Touadera vêtu d’un costume bleu. Ces signes d’apparence anodins dont se nourrit le culte de la personnalité, modifient la perception mentale et vous exposent à une sorte de troubles de la personnalité. Un citoyen président ayant à ses débuts de bonnes intentions, se transformera en monarque absolu croyant bêtement investi de pouvoirs divins. Jean Bebel Bokassa, l’un de ses prédécesseurs à la tête de la RCA, est un bel exemple de cette distorsion mentale. L’homme avait fait ériger pour son bonheur personnel et en digne narcissique, une sculpture géante avant de s’auto proclamer Empereur de Centrafrique.  Devenant ainsi, dans ses tenues d’apparat clownesques l’une des rares curiosités africaines.

spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
ARTICLES CONNEXES
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img