AccueilChroniques de MémeyLe maquis intellectuel de Timothée Memey

Le maquis intellectuel de Timothée Memey

Nouvel arsenal juridique contre les pirates du net et autres cybercriminels: un coup d’épée dans l’eau?

Face au bordel grandeur nature qu’était devenue la toile via ses réseaux sociaux animés par des psychopathes compulsifs, des sociopathes et autres mythos, le Gabon qui s’est engagé à encadrer l’univers numérique, vient de renforcer sa batterie juridique forte de 55 articles répressifs qui visent les adeptes des fake news et deepfake et autres cybercriminels.


Par ce nouveau corpus juridique, Libreville entend mettre de l’ordre dans ce qui devient une sorte de jungle numérique, de no’mands land, sinon une zone de non droit où tous les coups sont permis et où les combattants dont les identités demeurent un mystère, avancent cagoulés.


Règlements des comptes, injures, coups de gueule, simulations salaces, saturaient ce défouloir ayant mis à mal la cohésion sociale et la stabilité des institutions, des dirigeants et la vie privée des citoyens.


Armé de ce nouveau corpus juridique, le Gabon entend mettre de l’ ordre dans ce qui était devenu, ces dernières années, un merdier communicationnel dont les autorités, dépassées par le flux des contenus subversifs arrosés quotidiennement sur la toile, n’ avaient aucun contrôle.


Il fallait s’y attendre. Les dérapages étaient tels qu’il fallait des mesures d’ urgence afin de mettre un holà.
L’ initiative certes louable, mais présente quelques faiblesses structurelles. La loi seule ne peut-être le seul moteur répressif pouvant constituer une digue efficace face à ces glissements dans l’ univers numérique qui, sans doute, inspirent le président américain Donald Trump connu pour ses frasques verbales de vieux sénile. Il faut compléter cette loi par des dispositions juridiques et des moyens de contrôle des contenus numériques à l’ échelle internationale. Pour se faire, il faut associer les créateurs des plateformes tel Facebook, Instagram, tiktok, youtube…, afin que soit harmonisée et mise au point une législation inclusive.


En Chine par exemple, les plateformes telles que wechat et weibo, sont tenus de supprimer de leurs plateformes des contenus jugés toxiques et de coopérer avec les autorités pour fournir des informations sur l’ identité des utilisateurs. Pékin a mis au point un filtre de contrôle des contenus.


L’ exemple chinois devrait inspirer les autorités Gabonaises. Non?

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