La reprise des cours annoncée par le gouvernement pour ce lundi 26 janvier, risque de se solder par un flop déconcertant. Les différents accords passés entre gouvernement et certains leaders syndicaux, aux yeux de la base, passent pour des arrangements dénudés de toute importance, surtout que ces accords sont soupçonnés de concussion souterraine. Les différentes centrales syndicales dont SOS Éducation tiennent mordicus à poursuivre le gel des cours tant que les leaders syndicaux que sont Marcel Libama et Simon Ndong Edzo seront derrière les barreaux.
Cette situation ne surprend guère. En jetant les deux leaders syndicaux en prison, le gouvernement avait mal mesuré les conséquences funestes d’ une telle décision.
L’ exécutif aura beau jeu de décliner sa responsabilité dans cette incarcération dont les chefs d’ accusation ont la faiblesse de présenter des preuves quant à leur qualification pénale. Il va décharger cette responsabilité au pouvoir judiciaire, alors que personne n’ est dupe ; on sait que le pouvoir judiciaire, s’il existe, n’ est qu’un paravent derrière lequel se cache la main noire d’ un exécutif aux pouvoirs tentaculaires qui, comme un ogre, dévore tout sur son passage.
Les pouvoirs publics doivent se mettre à l’ évidence, se raviser : l’ éducation est la matrice de toute évolution chez l’ homme, ne pas le comprendre c’est la négation des intelligences sans lesquelles, pas de nation, pas de développement, pas d’ affirmation identitaire et de la personnalité, et donc, le chaos absolu.
Un dialogue franc et inclusif s’impose et doit réunir pouvoirs publics et partenaires sociaux pour une sortie de crise, une crise qui s’enlise et fait planer le spectre d’une année blanche.
Ghoze Lucifera





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