lundi, janvier 19, 2026
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Bamako prend une décision hautement responsable

« Le Mali refait totalement ses programmes d’histoire enseignés à l’école », peut-on lire sur la toile.

L’histoire française héritée des colons est simplement expurgée des programmes scolaires. Une mesure à saluer et qui, espérons-le, va inspirer tous les pays africains ayant subi la colonisation occidentale qui n’est autre que lanégation de l’identité des peuples colonisés.

Il était vraiment urgent que l’histoire française, l’un des derniers vestiges d’endoctrinement, d’assimilation, de formatage identitaire et d’acculturation des peuples colonisés, ne fasse plus partie des programmes scolaires au Mali. 

L’Afrique se remet petit à petit d’un lourd héritage d’un peu plus de 5 siècles d’esclavage et de domination. Le vieux continent à son Histoire, il comptait des civilisations millénaires, des vastes Empires. N’en déplaise à l’inculte qui avait osé avec une arrogance de merde, déclaré que « l’Afrique n’était pas suffisamment entrée dans l’Histoire ». Pas du tout étonnant pour un inculte à la culture minimaliste et  qui dressait là ses propres limites. Normal pour un individu ayant fait ses humanités dans un environnement où l’Histoire de l’Afrique est un simple détail, du résiduel, voire une abstraction peu ou pas du tout enseignés. Tombouctou avec ses civilisations séculaires dont les manuscrits vieux de plusieurs milliers d’années, jalousement conservés de nos jours ; la civilisation égyptienne, le Royaume du Dahomey, le Royaume Mossi, le Royaume du Mali sous Kankou Moussa dont les flottes furent les premières à explorer les Amériques  avant Christophe Colombe, (même si cela avait simplement été ignoré par le colon passé maître dans l’art de la falsification historique), furent les civilisations africaines les plus emblématiques dont l’Occident ignore royalement le rayonnement, hormis la civilisation égyptienne totalement blanchie et dont il s’est réapproprié l’immense  savoir scientifique enseigné dans ses universités. Une imposture relevée par des savants tels que le sénégalais Cheik Anta Diop et le congolais Théophile Obenga dans leurs différents travaux de recherche sur l’Egyptologie.

Prenons deux élèves de terminal. L’un Africain et l’autre Français. L’africain vous parlera de l’effort de guerre des troupes africaines pendant les deux guerres mondiales, il vous parlera de l’histoire de la France, ses philosophes, ses nombreux auteurs et leur abondante littérature. Le français quant à luiqui ne retient de l’Afrique qu’un bref aperçu, sera incapable de vous situer géographiquement le Mali ; il pourra même vous dire que l’Afrique est un pays. Et oui, de nombreux Français sont convaincus que l’Afrique est un pays et non un continent. L’histoire de ce contient n’est pas enseignée dans les écoles françaises. 

La décision prise par les autorités maliennes, si elle constitue le revers de la médaille d’une tradition d’exportation culturelle et d’expropriation identitaire imposée par le colon dans les colonies en Afrique, elle n’est pas moins l’expression de frustrations dont elles ne s’accommodent plus.   

Après cette mesure prise par les nouvelles autorités maliennes, l’histoire française, sa littérature imposée dans les programmes scolaires des jeunes Africains, au Mali, ne seront plus qu’un vague souvenir de cette greffe identitaire et culturelle dont il faut se défaire afin de forger chez les jeunes africains une véritable identité africaine.   

Les manuels scolaires au Mali, à la lumière de cette mesure salutaire, seront donc revisités et enrichis de nouveaux apports d’un savoir africain longtemps éclipsé ou dilué par les anciens maîtres blancs dans le réservoir de leur idéologie hégémonique.

L’exemple du Mali doit faire école dans toute l’Afrique subsaharienne. Restera plus qu’à donner le coup de grâce qui mettra un terme à cette influence culturelle étrangère. 

La promotion des langues véhiculaires telles la langue swuaili, l’ingala, le tsuana, le zulu , le xhosa , le Wolof, le bambara, le fulbe, le pheul… sans lesquelles l’appropriation de notre indépendance culturelle à l’instar de la Chine et du Japon constituerait une véritable impasse infranchissable.

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