» Les églises éveillées vont me sentir ». Ainsi tonne, à la catonnade, dans son style enflammé le nouveau ministre de l’intérieur Edgar Moukoumbi.
Sur bien d’aspects, elle mérite un soutien populaire cette croisade annoncée.
Avec la misère devenant de plus en plus poignante, pour reprendre le poète, les lieux de culte se multiplient à la vitesse grand V sur l’ensemble du territoire.
Hélas, certains bergers hommes de Dieu ne sont exemplaires que de nom. Pensons donc à tous les scandales : viols, détournements de mineurs, rackets organisés, trafics de tous genres etc… La pollution sonore n’est pas en reste. Ces décibels à l’emporte-pièce pour vanter La Parole. Tant pis pour les cardiaques ou simplement les citoyens qui aspirent à une grasse matinée le dimanche.
La liberté de culte est très largement galvaudée. Convenons -en. Parce que l’ordre fout le camp à cause de ces croisés, ces fous de Dieu, l’Autorité a donc raison de donner de la voix.
Sauf qu’il y a un air du déjà entendu. À chaque nouvelle arrivée à l’Avenue de Cointé, nous avons droit à ces promesses de nettoyage des écuries d’Augias. La suite ? L’atonie, le surplace. À preuve, la gangrène progresse de plus belle. Edgar Moukoumbi va faire exception ? Voire…
Pourtant, en nous inspirant de ce qui se passe ailleurs ( Rwanda, Kenya, Zimbabwe…), il est possible d’atténuer le fléau, mettre au pas les s’en fout la loi en soutane. Recensement des fameuses églises, vérification des compétences et qualifications des animateurs… fermeture pourquoi pas des cas extrêmes.
Tout est donc possible en respectant évidemment la loi. À Monsieur le Ministre de joindre l’acte à la parole, mieux faire que ses prédécesseurs, pour entrer dans la postérité…
François Duc Mouckwanguy journaliste





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