Pour clore la séquence électorale de la Transition, une table ronde nationale d’évaluation s’est ouverte ce mardi 31 mars 2026 à Libreville. Appuyés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les acteurs institutionnels gabonais ont deux jours pour analyser les récents scrutins et poser les jalons d’une refondation complète du système de vote.
Une volonté politique de transformation en profondeur
Faire le bilan des dernières élections pour mieux préparer l’avenir démocratique du pays : tel est l’objectif de cette concertation initiée à la demande du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. L’enjeu dépasse le simple inventaire des dysfonctionnements observés lors des scrutins de 2024 et 2025. Il s’agit désormais d’apporter des réponses structurelles aux défis logistiques et juridiques rencontrés.

Les discussions portent sur des problématiques centrales, telles que l’introduction du bulletin unique, l’encadrement des candidatures et l’harmonisation du calendrier électoral. Les autorités se veulent catégoriques sur l’ambition de ces travaux. Le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a ainsi affirmé que l’objectif n’est pas de procéder à de simples « ajustements de façade », mais d’opérer des mutations profondes capables de restaurer la confiance des électeurs et de stabiliser les institutions.
Aligner la pratique sur le nouveau cadre constitutionnel
Cette évaluation s’inscrit dans la continuité des engagements pris au lendemain du changement de régime du 30 août 2023, qui visaient un retour apaisé à l’ordre constitutionnel. Pour fiabiliser ce processus, Libreville s’appuie sur l’expertise technique des Nations unies. La représentante résidente du PNUD, Rokya Ye-Dieng, a rappelé la nécessité de définir des axes prioritaires de réforme en stricte cohérence avec la nouvelle Constitution et la refonte du Code électoral.
Jusqu’au 1er avril, les participants sont répartis en plusieurs ateliers thématiques chargés de disséquer l’ensemble de la chaîne électorale. Leurs travaux examinent l’architecture des organes de gestion, les différentes phases opérationnelles du vote, ainsi que le traitement du contentieux. Ces réflexions doivent aboutir à une série de recommandations concrètes, destinées à forger le nouveau socle démocratique gabonais.





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