Avec un taux d’endettement qui atteint les 7. 179 milliards de FCFA, le Gabon cherche de nouvelles niches financières. La nouvelle taxe forfaitaire d’habitation qui entrera en vigueur début 2026 répond à ce souci.
Situation exceptionnelle, méthode exceptionnelle, on en convient certes, mais l’Etat gabonais, pour résoudre l’équation budgétaire, aurait pu procéder à des coupes budgétaires là où niche le gros de dépenses qui grèvent les Finances publiques.
Au nombre des mesures d’austérité budgétaire figure bien évidemment la réduction des membres du gouvernement payés à prix d’or pendant que l’ouvrier d‘Olam se contente du minimum vital. Avec un SMIG estimé à 150000 FCFA juste de quoi s’acheter des cacahouètes, est révoltant lorsqu’on compare le SMIG aux salaires et autres avantages connexes tels les indemnités de fonction. Certains ministres empochaient des salaires astronomiques avoisinant les trois cents millions par mois.
On peut également, pour assainir les finances publiques, se débarrasser de certaines institutions qui sont des lieux de retraite active pour des individus jouissant d’une sinécure.
Passons en revue la pléthore de ces institutions et l’argent engrangé annuellement : voir tableau récapitulatif.

Les fonds de souveraineté, voici un autre gouffre à sous.
Sans s’attarder sur les fonds de souveraineté de certains membres du gouvernement et des institutions citées plus haut.
Intéressons-nous à ceux du président de la République qui connaissent un pic. 156 milliards de FCFA en hausse de 420 pour cent pour l’année 2026.
A-t-il besoin de toute cette manne pour sa caisse noire? Sans doute tout cela est prévu dans les textes réglementaires qui organisent l’institution.
Mais les textes de loi sont des hommes qui les fabriquent, ces mêmes hommes peuvent porter des rectificatifs lorsque l’urgence l’impose.
Lorsqu’on se rend compte qu’il en est qui se tapent la part du lion dans un pays où le SMIG est à 150 000 FCFA, il y a, indiscutablement, un malaise au sommet.
Plutôt que de se casser les méninges à chercher des niches financières pour équilibrer le budget, la logique commande qu’on opère une chirurgie sur des poches de résistance financière sur lesquelles sont vautrés certains gabonais.
Elisia Reclus





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