jeudi, février 19, 2026
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La Russie et la Chine, deux cas d’ école dans la surveillance des contenus numériques

Très agacé par une dérive des contenus numériques, le Gabon, en interdisant jusqu’à nouvel ordre les plateformes numériques via son bras séculier qu’est la haute autorité de la communication (HAC), a cru faire œuvre utile.
Contre-productive et non mûrie, cette mesure présente quelques failles qu’il convient de souligner avant que tout n’ aille en vrille.

Interdire sans proposer une alternative dans une perspective à long ou moyen terme ne fera qu’amplifier les frustrations et donner lieu à une radicalisation des internautes qui seront tentés d’ engager un bras de fer avec les pouvoirs publics sinon des actes de défiance.
Pourquoi ne pas s’inspirer de l’ approche chinoise et Russe en matière de répression des contenus numériques jugés subversifs et salaces ? Pour lutter contre le phénomène, la Chine par exemple a mis au point un système de blocage des sites. Les autorités chinoises mettent les algorithmes de l’ intelligence artificielle (IA) à contribution pour surveiller et supprimer en temps réel des contenus jugés indésirables.

Toutes ces mesures visent à maintenir la stabilité politique et à prévenir la diffusion des contenus jugés toxiques. Les plateformes qui ne se conforment pas aux garde-fous mis en place par les autorités chinoises s’exposent à des blocages voire à des amendes. Pour réguler efficacement ces réseaux sociaux, la Chine s’appuie sur des plateformes de surveillance comme Weibo et WeChat qui se chargent de diluer les contenus, au pire des cas, les supprimer simplement. Le grand firewall chinois, autre système de filtrage et de blocage des contenus n’ a jamais failli.

En Russie, la surveillance des contenus sur les réseaux sociaux vise à identifier et poursuivre des personnes coupables de diffusion de fausses informations. Certains sites web et certaines plateformes sont simplement bloqués pour des contenus indésirables.
En Russie existent des agences de régulation , telles que roskomnadzor chargées de surveiller et de contrôler les contenus mis en ligne. C’est fort de leurs pouvoirs élargis qu’elles peuvent bloquer des sites web et placer les réfractaires dans la ligne de mire du pouvoir judiciaire.


Pour lutter efficacement contre cette inflation de contenus numériques indésirables, des États, le cas du Gabon, peuvent harmoniser leurs législations avec celles des plateformes numériques telles que Facebook, TikTok WhatsApp, Messenger et Instagram et des moteurs de recherche tel que Google…et mutualiser les stratégies de lutte contre des sites qui diffusent de fausses informations capables de mettre en péril les institutions et la cohésion sociale.

Elisia Reclus

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