AccueilPolitiqueL'État gabonais aurait-il cédé aux traditionalistes une partie de ses pouvoirs régaliens?

L’État gabonais aurait-il cédé aux traditionalistes une partie de ses pouvoirs régaliens?

l’État gabonais semble étouffer sous le poids des traditions qui, à l’observation, grignotent une portion de ses compétences sociales. Une note circulaire navigue depuis quelques jours sur la toile, interdisant aux habitants de Libreville la fréquentation des plages sablonneuses pendant plusieurs jours.


La circulaire qui ne porte aucune signature émanerait de la chefferie Mpongwe qui passe pour  »la gardienne du Temple ».
C’est à croire que la capitale gabonaise Libreville, au nom d’une tradition animiste, serait en passe d’être réduite au stade de chefferie Mpongwe qui aurait compétence sur une partie de sa souveraineté.


Étant de tradition animiste, les Gabonais, malgré l’aliénation culturelle imposée par les colons sous le vernis prétendument civilisateur, pratiquent assidûment les rites ancestraux pour un hommage aux ancêtres ou aux génies de la forêt et des eaux. Même si ce fort attachement aux rites traditionnels permet de renouer le fil spirituel avec les forces invisibles de la nature, cela ne doit pas restreindre l’espace public et les libertés individuelles. Liberté de circuler librement dans un espace sous administration étatique. L’État qui dispose d’une souveraineté territoriale, est seule habilité à gérer l’espace public et non une communauté fût-elle parmi les communautés autochtones.


Le Gabon compte 800 kilomètres de côtes maritimes. Pourquoi ne pas délocaliser ce rituel ; cet hommage aux génies des eaux, vers un site autre que Libreville qui compte d’autres peuples autochtones que sont lesTsogo, Akele et Sekiani qui, pour honorer leurs génies des eaux et des forêts, n’ont jamais abrégé les activités effectuées dans les eaux du littoral ?


La terre appartient à l’État, c’est un principe inviolable. À lui seul donc d’encadrer l’exécution de ces rites traditionnels qui, exécutés sans une harmonisation préalable par les autorités compétentes au nom d’une autochtonie, peuvent impacter négativement de nombreux pans de la société dans son fonctionnement normal.
Sevrer par exemple les pêcheurs de plusieurs jours de leurs activités génératrices de revenus, c’est paralyser tout un secteur important de l’économie gabonaise déjà fragilisée par des dysfonctionnements et donc condamnée à se reconstruire.

Ghoze Lucifera

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