Une mission de diagnostic menée fin mars 2026 dans le district de Nzenzele a révélé de graves défaillances administratives, incluant des centaines d’actes non signés et des registres disparus. Pour éviter l’annulation massive de ces documents, le tribunal de première instance de Mouila organise une opération de régularisation d’urgence le 17 avril prochain.
Un diagnostic alarmant : registres manquants et actes invalides
L’audit réalisé du 27 au 30 mars 2026 au centre d’état civil de Nzenzele (département de la Boumi-Louetsi) dresse un constat critique. Selon les sources administratives, pas moins de 1 218 feuillets de naissance sont actuellement dépourvus de signature, ce qui les rend juridiquement nuls.
Plus préoccupant encore, la mission a relevé l’absence de registres historiques couvrant la période de 1903 à 1999, avec des lacunes majeures pour les années 1965, 1971, 1975 et 1996. Enfin, les enquêteurs ont identifié l’existence d’un centre d’état civil non officiel, baptisé « Koya Likindou », dont les actes n’ont aucune valeur légale auprès des institutions gabonaises.
Une opération de sauvetage administratif le 17 avril
Face au risque de voir des milliers de citoyens privés d’une identité légale conforme, les autorités judiciaires ont décidé d’agir. Le tribunal de première instance de Mouila se déplacera sur place le 17 avril 2026 pour entamer une procédure de régularisation systématique.
Justin Mamidi Moukoungou, autorité du district, a lancé un appel pressant à la mobilisation des populations locales. L’enjeu est de taille : transformer ces documents précaires en actes authentiques pour garantir l’accès des citoyens à leurs droits civils (scolarité, établissement de pièces d’identité, prestations sociales). Cette initiative s’inscrit dans une volonté nationale de fiabiliser le système d’état civil et de sécuriser les bases de données démographiques du pays.





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