lundi, janvier 19, 2026
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AccueilBrèves de comptoirsArnaque à ciel ouvert au parquet de Libreville

Arnaque à ciel ouvert au parquet de Libreville

Les filous, costumes cravates, arpentent les lieux à la recherche d’une victime à plumer. Leur mode opératoire est simple : en fins ‘’psychologues’’, ils remarquent que vous êtes dépités, vous avez un proche englué dans la merde judiciaire. Ils vous approchent et se font passer pour des juges d’instruction. Ils vous rassurent ; vous mettent en confiance ; vous promettent de sortir votre parent du merdier judiciaire à condition de casquer. La gravité du délit détermine le montant à leur verser. Vous mordez à l’hameçon. Vous payez la somme exigée. Ils disparaissent dans les dédales des couloirs du palais avec la promesse qu’ils reviendront vers vous. Vous attendez, en vain, le temps passe, vous cherchez dans tous les coins et recoins avec l’espoir de rencontrer les filous. Finalement vous arrivez à la conclusion que vous avez été arnaqué. Dernier fait en date, c’était vendredi dernier. Les parents d’un prévenu qui devait passer devant le juge d’instruction ont remis à un escroc qui s’était fait passer pour le procureur de la République une somme de 500 000 FCFA. L’homme a disparu sans laisser de traces. Le parquet doit mettre en place une brigade de veille afin de neutraliser tous ces faussaires qui écument ce milieu judiciaire.

A quand l’opération de déguerpissement des épaves qui jonchent les rues de Libreville ?

Circuler en voiture dans les rues de la capitale gabonaise est un véritable casse-tête. Les routes sont obstruées par des épaves de véhicules, des garages spontanés, des clandos garés en file indienne, et sans oublier des commerces installés dans des abris de fortune. La situation rend nos routes de plus en plus exiguës. Le moindre croisement vous soumet à un créneau complexe. Les autorités municipales qui, de temps en temps, opèrent des déguerpissements dans l’espace urbain, semblent lâcher du lest au point que le phénomène repart de plus belle, surtout que les habitudes ont la vie dure. Il est plus qu’urgent qu’elles mettent en place une unité de surveillance afin de lutter efficacement contre ces pratiques venues d’ailleurs et qui enlaidissent l’espace urbain qui, à force de laisser faire, transforment Libreville en une sorte d’entrepôt insalubre de ferraille. Il est temps que ces épaves soient envoyées en fourrière afin de les recycler en fer à béton. La tolérance zéro doit aussi commencer par là. Cela va de la salubrité de notre environnement urbain.

Paul Biya superstar à la une des conversations de comptoirs

« Est-ce que Paul Biya est même au courant de sa candidature à la présidentielle d’octobre dernier pour un 8ᵉ mandat à la tête du Cameroun ; réalise-t-il seulement qu’il va être déclaré vainqueur » ? ironisait une tenancière camerounaise. « Popol n’avait qu’à demeurer à la tête du pays jusqu’à ce que mort s’en suive », lançait un client éméché. « En tout cas, il est apte à diriger le Cameroun pendant encore deux mandats consécutifs. Ceux qui attendent sa mort doivent déchanter. Car chez les Biya, ils ont une longévité fossile. Sa mère est morte à 115 ans. Son oncle a 120 ans. Donc, rassurez-vous, il peut encore diriger le Cameroun pendant une trentaine d’années. Prophétise un autre client camerounais. « A dire vrai, Paul Biya est un esprit qu’il ne faut pas négliger » ; ce monsieur propose à Issa Chirouma Bakari le poste de 1ᵉʳᵉ ministre en total violation d’une tradition bien établie voulant que le Cameroun, étant bilingue, si le Président est issu de la zone francophone, le chef du gouvernement doit être Anglophone ; ça a toujours été ainsi ». Rappelle un autre client camerounais. « Eh, vous Gabonais-là qui soutenez Biya dans son désordre, amenez-le au Gabon, il sera un bon Président pour vous », suggérait un partisan de Maurice Camto écarté de la course à la présidentielle. En tout cas, l’avenir nous édifiera sur la suite du dossier Cameroun.

Brèves collectées par Ghoze Lucifera

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