A croire que le nouveau directeur général de l’ANFEP a hérité d’une patate chaude. À peine Arian Nestor Lendjondjo avait pris ses quartiers dans cet établissement de formation, voilà qu’il se heurte à la dure réalité en ces lieux.
L’établissement, avec une récurrence chronique, fait face aux sempiternels problèmes de trésorerie. Les vacataires accusent 5 mois d’arriérés de leurs vacations.
Les étudiants en fin de cycle et ayant bouclé leurs mémoires depuis le 30 novembre dernier ne peuvent soutenir faute de matière d’œuvre. Tout se grippe sinon au point mort.

La situation dans les différents démembrements de l’Agence nationale de formation et d’enseignement professionnels est la même que celle vécue par la tutelle d’Oloumi.
Le Centre de techniques d’information et de la communication basé dans la zone économique spéciale de Nkok, qui traîne une ardoise estimée à 15 mois d’arriérés des vacations, n’a pu organiser la soutenance pour ses étudiants en fin de cycle BTS.
Le jeune homme qui avait tenté un suicide par immolation devant la présidence de la République fait justement partie des vacataires de cette école spécialisée dans la formation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Les formateurs ne sont pas payés pendant qu’au centre Ondimba, les agents administratifs ont reçu trois mois de compléments de salaires, sorte de bonus versé mensuellement. D’où le courroux exprimé par les vacataires qui ont décidé du gel des cours.
Si l’ANFEP peine à financer l’organisation des examens, estimée à 400 millions de F CFA, qu’en est-il du payement des vacations? Nombreux s’interrogent et émettent de sérieux doutes quant à la capacité de l’institution à tenir ses engagements.
Dans une circulaire adressée aux étudiants en fin de cycle (voir fac-similé), la direction entend organiser les soutenances ce 20 décembre. Nombreux demeurent sceptiques. Les caisses de l’agence étant au rouge.

Les stagiaires n’ont toujours pas perçu leurs bourses. Des grincements de dents se font de plus en plus entendre. Étudiants et formateurs sont tous embarqués dans la même galère. Des questions se posent avec insistance: de l’ANBG ou de la banque EDG, c’est le flou artistique, on se demande où ça bloque.
Sans doute les étudiants et formateurs auront plus d’éclairage sur les causes de la tension de trésorerie que vit l’institution à l’issue des rencontres prévues dans les tout prochains jours entre Arian Nestor Lendjondjo et les différents chefs de centre.
Ce mardi, une réunion de crise est prévue au siège de l’ANFEP, elle devra compter formateurs et étudiants pour être fixés sur la conduite à tenir.
L’agence et ses démembrements installés dans l’arrière-pays avaient, pour les mêmes raisons, observé une grève qui avait duré 8 mois. Au sortir de là, on a cru qu’une telle situation ne se reproduirait plus. Malheureusement on revient à la case départ. Vraiment pathétique !!!
Pascal Laurent





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