lundi, janvier 19, 2026
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Gabon : une justice à deux vitesses

Pascal ogouwe siffon désormais dans les locaux du b2 (dgcism spécialisée dans le renseignement et la contre-ingérence). Le désormais ancien ministre du tourisme est poursuivi pour une sordide affaire de détournement des fonds publics d’ une valeur de près de 10milliards de FCFA destinés au développement du secteur touristique notamment la construction des lodges dont a besoin l’ industrie touristique qui éprouve un mal à décoller.

L’ idée d’ embastiller tous les indélicats en col blanc est salutaire. Car il est question d’une opération de salubrité et de moralisation de la vie publique. Mais seulement voilà : cette opération ressemble fort bien à un missile à tête chercheuse dont les cibles sont connues et placées dans la ligne de mire de la justice. Certains compatriotes, pour des cas de malversations, sont derrière les barreaux, alors que d’ autres, dans la même situation, jouissent d’une protection au sommet et la justice, curieusement, est muette.

Doit-on parler de justice équitable au Gabon où elle semble évoluer dans une spirale confusionnelle savamment planifiée par  un exécutif qui ignore tout de la séparation des pouvoirs au point de mettre sous son contrôle les trois pouvoirs dont il devient, par extraordinaire, l’ incarnation ? Montesquieu, père de ‘’ l’ esprit des lois’’, doit se retourner dans sa tombe !

Qu’attend-on pour mettre hors d’état de nuire certains indélicats dont les faits d’armes en matière de crimes financiers sont connus de tous ?  Ils sont là en totale liberté savourant du beau temps, convaincus qu’ils ne peuvent être inquiétés puisqu’ayant de solides appuis de protection. Il y en aient même qui occupent de hautes fonctions en totale violation des règles doctrinales qui interdisent les conflits d’intérêts. Le cas d’Henri Claude Claude oyima qui a dans ses mains une holding bancaire et les comptes publics, doit faire école.

 Après le règne des Bongo qui ont plombé ce pays pendant plus d’un demi siècle, les gabonais qui, avec l’arrivée du nouveau pouvoir et qui y voyaient l’ aurore d’ une nouvelle ère managériale, s’interrogent sérieusement sur ce que nous réserve l’horizon.

Les Gabonais ne croient plus au Messie qui, dès son arrivée au pouvoir, a promis que tout ne serait plus comme avant ; qu’il devrait marquer la rupture avec l’ordre ancien.

Il est encore temps de corriger la copie, les erreurs managériales, de casting, on peut se réinventer, tracer une nouvelle trajectoire afin de placer ce pays sur les cimes du développement intégral. Tout est possible juste une volonté politique. « tout est à refaire » nous suggère, à juste titre, le jeune lanceur d’alerte.

Lorsque l’impunité prend le dessus, le désordre s’installe et c’est la société tout entière qui va à vau-l’ eau.

Laure Patricia manevy

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