Les deux équipes gabonaise et camerounaise s’affronteront ce mercredi dans le cadre des matchs d’ouverture comptant pour de la coupe d’Afrique des nations (Can).
Tels des forcenés, à croire des gens atteints de troubles obsessionnels compulsifs, ils seront des millions d’âmes à assiéger le petit écran à défaut de faire le voyage du Maroc pays organisateur. Ils vont hurler à tout va à la moindre exhibition sur le gazon vert des mollets poilus et des couilles pendantes en course derrière la petite boule remplie d’air.
Nous allons pendant des semaines que va durer cette compétition sportive, faire preuve de résilience à défaut de casser simplement la télé qui, aux yeux de nombreux anti-foot, apparaîtra comme un outil toxique capable de contagion.
Toutes les conversations dans les chaumières et même des comptoirs, tourneront autour de cet évangile footballistique. On verra apparaître des commentateurs d’occasion, des oracles voire des Nostradamus des temps modernes qui vont nous faire des prédictions sur l’issue d’un match. Des noms de stars, seront égraine tel un chapelet avec une ferveur quasi religieuse.
À l’instar des églises dites du réveil et des bars coupables de nuisance sonore, les férus de football doivent insonoriser leurs maisons pour la quiétude des citoyens anti-foot et leur confort moral.
Si les amateurs de football trouvent dans ce vice devenu viral un moment de distraction et de réconfort, cela ne saurait justifier le désagrément qu’ils causent aux autres citoyens. Le législateur devait s’y pencher pour nous fabriquer des lois protégeant la santé des citoyens anti-foot.
Elisia Reclus





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