La Guinée équatoriale change officiellement de capitale. Par décret présidentiel, publié samedi 3 janvier 2026, le pouvoir annonce le transfert de la capitale politique de Malabo vers Ciudad de la Paz, une ville construite au cœur du continent, dans la province de Djibloho, en pleine forêt équatoriale.
Derrière cette décision, un projet ancien. Lancée en 2008 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo — au pouvoir depuis 1979 — l’idée était de déplacer le centre politique du pays vers un point jugé plus stratégique, plus accessible et plus facile à étendre.
Le décret est explicite : « Ciudad de la Paz (ville de la paix), dans la province de Djibloho, est déclarée capitale de la République de Guinée équatoriale. »
Et il fixe un calendrier : dans un délai d’un an, les services de la présidence, les institutions de l’État, les organes constitutionnels, les administrations et les entreprises publiques doivent prendre les dispositions nécessaires pour déménager et s’installer dans la nouvelle capitale.
Pourquoi bouger maintenant ? Le texte officiel insiste sur la position géographique de Ciudad de la Paz et sa capacité d’extension, présentée comme “l’option idéale” pour accueillir durablement la capitale.
Autre argument mis en avant : la forte croissance urbaine de Malabo (ancienne capitale politique, située sur l’île de Bioko) et de Bata (capitale économique sur le continent), alimentée par l’arrivée de populations venues des zones rurales à la recherche d’emplois, de services et d’infrastructures concentrés dans ces deux villes.
Selon le décret, cette réforme doit contribuer à “maintenir la paix”, moderniser la gestion publique, diversifier les zones de développement et renforcer l’unité nationale.
Dernier repère important : Djibloho est devenue la 8ᵉ province du pays en 2017, avec comme chef-lieu Ciudad de la Paz, auparavant connue sous le nom d’Oyala.





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