dimanche, janvier 18, 2026
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Éducation : les syndicats prolongent la grève jusqu’au 9 janvier

La crise s’installe dans l’école publique gabonaise. Le SENA (Syndicat de l’Éducation nationale) et le SYNETECPRO (Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel) ont annoncé, mardi, la prolongation de la grève déclenchée le 10 décembre. Le mouvement est désormais reconduit jusqu’au vendredi 9 janvier 2026.

Dans une déclaration commune lue par Ghislain Nguema Mve, président du SYNETECPRO, les deux organisations syndicales affirment maintenir la pression et préviennent : si leurs revendications ne sont pas prises en compte, la grève pourrait continuer au-delà de cette date.

“Aucune réponse” : les syndicats dénoncent le silence du gouvernement

Les syndicats expliquent que leur cahier de charges est resté sans suite. Ils indiquent avoir été reçus par l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, alors chargé d’assurer l’intérim après la démission du ministre de l’Éducation nationale. Mais, selon eux, cette rencontre n’a pas permis d’obtenir d’avancée.

Ils accusent même les autorités de maintenir un “mutisme coupable” face à une crise qui touche directement les élèves et les familles.

Ce que réclament les enseignants

Les revendications portent principalement sur :

  • la régularisation des situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage) ;
  • la prime d’éloignement pour les zones rurales reculées ;
  • le paiement des rappels de solde ;
  • le règlement des arriérés de salaires jugés “suspendus” ;
  • la création d’un guichet unique spécial pour accélérer le traitement des dossiers administratifs des agents de l’éducation.

Pour sortir de l’impasse, les partenaires sociaux proposent aussi la mise en place d’une commission interministérielle chargée de piloter ces régularisations, avec un guichet unique à la clé.

Les élèves au cœur du blocage

Sur le terrain, la grève devient lourde à porter. Les cours, censés reprendre lundi après les fêtes de fin d’année, n’ont pas redémarré dans de nombreux établissements publics. Résultat : élèves, collégiens et lycéens restent à la maison, pendant que les établissements privés, eux, ont repris.

Cette situation renforce l’image d’une éducation “à deux vitesses”, où les premiers pénalisés restent les enfants du secteur public.

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