Ce media, propriété de la famille des Bongo, et dont la mort certaine a été actée le 31 décembre dernier et placée sous administration provisoire dirigée par le syndic judiciaire maître Roger Valer Moussadji.
Depuis ces dernières années, au lendemain de la disparition de Bongo père, cette chaîne amorçait déjà le crépuscule de son existence par une vie en dent de scie, des arriérés exponentiels des salaires impayés. On parle de 18 mois des salaires impayés, condamnant les agents à vivre d’ expédients sinon à l’ extrême précarité.
Le patriarche Bongo parti, les téléspectateurs de télé Africa devaient désormais s’accommoder d’ une programmation minimaliste voire fantomatique. La messe était dite. Celui pour la propagande de qui cette chaîne a été créée n’ étant plus de ce monde, Pascaline Bongo, Président du conseil d’administration qui ne trouvait plus d’ intérêt à continuer à financer cette chaîne et, grisée par les luttes d’ influence et la guerre de positionnement opposant son supposé frère Ali et elle, elle ne pouvait que fermer les vannes du robinet financier.
Avec tous ces gisements financiers qui sommeillent en eau offshore, elle aurait pu sauver cette chaîne familiale du naufrage.
À la réflexion, le contrôle de la fortune familiale par Ali aurait sans doute aussi contribué à enterrer ce media. Les fonds qui étaient puisés à la source via des sociétés écrans telles que delta synergie et la toile mafieuse installée au Gabon et à l’ étranger, au centre d’une procédure successorale, ont sans doute aussi contribué à compliquer l’équation télé Africa d’ où la banqueroute.
L’ expérience de cette chaîne et sa fin tragique nous démontrent simplement que les Bongo, au-delà des sommes qu’ils brassaient dans un désordre parfait, étaient de piètres manageurs qui ont géré leur media comme ils ont géré le Gabon.
Ghoze Lucifera





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