dimanche, janvier 18, 2026
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Faut-il reintroduire dans la législation gabonaise la peine de mort?

La question, au centre de toutes les passions mêmes les plus folles, interpelle l’ exécutif, pouvoir judiciaire, le législateur et la société civile ainsi que le clergé toute tendance confessionnelle confondue.

Une réflexion autour de cette question cruciale s’impose à tous ces cercles de pouvoir afin qu’une réponse tranche et taise les positions guidées parfois par la charge émotionnelle surtout chez ceux qui ont vécu les affres d’une criminalité devenue de nos jours endémique.
On voit des corps mutilés, décapités, des disparitions humaines mystérieuses inexpliquée et attribuée à des fins rituelles et dont les commanditaires et les bourreaux ne sont nullement inquiétés du fait d’une justice caporalisée par l’ exécutif.


Les plus extrémistes planchent pour une loi du talion. Qui a délibérément tué doit subir le même sors quitte à appliquer le supplice du collier comme du temps de l’ Afrique du Sud sous le régime ségrégationniste d’ apartheid qui condamnait les traites de la cause noire à l’ immolation publique. On en est pas encore là mais on s’y rapproche. Le meurtre du jeune Cameron Loko au quartier nzeng ayong, il y a quelques semaines, et dont les bourreaux présumés avait failli subir la justice populaire, n’ eut été l’ intervention des forces de l’ ordre, on aurait enregistré un drame de plus qui aurait enrichi le tableau macabre des pratiques criminelles au Gabon.


En réactivant la peine de mort, ses tenants entendent freiner le phénomène par la dissuasion.


L’ argument qui leur est opposable c’est que dans les pays où la peine de mort est encore pratiquée, le cas des États-Unis où 27 États pratiquent encore la peine de mort, la courbe statistique de cette criminalité n’ a pas Bassée.


Des défenseurs des droits de l’homme brandissent un autre argument emprunt d’ humanisme. La vie, sacrée, ne pourrait être arrachée quelques soient les motifs extrêmes justifiant cette posture apocalyptique.


Le Gabon qui a renoncé à la peine capitale en 2009, a ratifié des traités internationaux dont le deuxième protocole facultatif relatif au pacte international relatif aux droits de l’homme. Argumentent les défenseurs du retour à la peine de mort.


Un débat multisectoriel doit s’engager à défaut d’une consultation nationale inclusive.

Laure Patricia manevy

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