Sans verser dans une sorte d’ apologie irresponsable de la consommation du cannabis, voire dans une hypocrisie sournoise, la consommation du cannabis autrement appelé chanvre indien, remonte à nos cultures ancestrales. Nos ancêtres en consommaient soit à des fins thérapeutiques soit pour rétablir le file invisible rompu lequel établissait le lien entre les vivants et les morts les ayant précédé de l’ autre côté du voile. Les expériences mystiques avaient pour catalyseur le chanvre très enraciné dans nos cultures.
Nos ancêtres cultivaient cette plante aux effets hallucinogènes pour ses vertus. À l’ instar du peyolt chez les peuples autochtones du Mexique notamment les huichols. Ce champignon aux effets psychotropes qui provoque une altération de la perception lors des expériences spirituelles, avait d’ ailleurs fait l’ objet d’ une étude scientifique menée par le psychologue américain Timothy Leary.
La plupart des peuples bantu en font usage depuis des millénaires. La consommation du cannabis fait partie de l’ arsenal culturel hérité des ancêtres.
Ne nous voulons pas la face. La consommation du chanvre n’ est pas seulement un phénomène qui touche la plèbe. Même la haute sphère décisionnelle n’ est pas épargnée. Les artistes, en font d’ ailleurs leur chou gras dans leurs textes très inspirés.
Derrière les costumes cravates et leurs lunettes à manches dorées, se cachent des gens qui »allument leurs speed », comme pour paraphraser l’ artiste qui se fait appeler »l’oiseau rare ».
Peter Tosh en 1976 avait chanté une chanson prémonitoire » l’égalize it’. Une ode à la dépénalisation de la consommation du cannabis. Pour lui le cannabis est le sacrément un moyen de renouer sa relation avec la divinité.
On peut condamner cette tendance à sortir le chanvre indien de son objectif premier en le travestissant au point d’ en faire toute une industrie commerciale. Cultivée pour une consommation personnelle à minima, ne devait pas poser problème. Tout comme la chasse et la pêche, pratiquées pour une consommation de subsistance, répond au souci d’ équilibre et ce sont les peuples premiers qui nous l’enseignent. Ils prélèvent uniquement ce dont ils ont besoin pour survivre.
Le braconnage et la pêche industrielle sont un fléau qui menace les réserves animalières et les ressources halieutiques. D’ où la régularisation de la chasse et de la pêche imposée par les pouvoirs publics afin de préserver des espèces intégralement protégées et favoriser leur régénération. C’est avec l’ arrivée du capitalisme avec son pan le plus sauvage et dévastateur, l’ ultraliberalisme, que tout s’est emballé pour devenir une sérieuse menace pour l’ équilibre des écosystèmes.
De nombreux pays, en dehors d’Israël qui cultive cette plante à des fins médicinales, ont dépénalisé la consommation du cannabis. Le cas des pays occidentaux tels Malte, Luxembourg, Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Italie, Espagne, Canada, et les pays d’Amérique latine que sont l’Uruguay, le Mexique y compris des pays africains tels que l’ Afrique du Sud, le Maroc et même dans le continent Océanique où l’ Australie a dépénalisé la consommation du cannabis.
Cette dépénalisation est encadrée et soumet le consommateur à des mesures restrictives. Chaque consommateur ne doit avoir sur lui que la petite quantité pour sa consommation personnelle. Tout transgresseur s’expose à des pénalités qui varient selon les États.
La dépénalisation encadrée de la consommation du chanvre indien peut avoir des effets positifs chez les jeunes. En ceci qu’ elle peut être un succédané pour nos jeunes qui sombrent dans une addiction aux drogues dures.
Et au lieu de consommer les drogues dures, nos jeunes seront contraints de consommer des drogues moins nocives et addictives.
Timothée Memey





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