Le conseil des ministres qui s’est tenu hier au palais du bord de mer et présidé par le général-president Brice Clotaire Oligui Nguema, nous a donné quelques éclairages sur ce qui se susurrait dans la sphère publique, mettant à nus quelques mensonges ventilés sans pudeur par des individus qui, sans doute, trouvent leur compte dans ce genre de pratiques pour le moins blâmables.
Des individus mal intentionnés, il y a quelques jours, nous avaient gavé d’ informations mensongères nous faisant croire que le général-président était très remonté au lendemain de la suspension temporaire des plateformes numériques décidée par la haute autorité de la communication(HAC) qu’il découvrait sans avoir été informé au paravent.
»Cette décision, (de la HAC), ne procède ni d’ une improvisation, ni d’ une volonté de restreindre les libertés fondamentales. Elle constitue un acte de souveraineté et de responsabilité, dicté par l’ impératif de protection de l’ ordre public, de préservation de la cohésion nationale et de sauvegarde de la dignité des institutions républicaines ». Et d’ajouter: »plusieurs mois, il avait appelé (le général-président) à une anticipation rigoureuse des dérives observées dans l’ espace numérique, devenu le vecteur de campagnes organisées de diffamation , de manœuvre de déstabilisation et d’ instrumentalisation politiques inacceptables ». Précise le communiqué ministériel.
Autre décision à saluer issue de ce conseil des ministres, le recadrage des nominations qui, souvent, obéissent à des critères opaques sur fond de copinage, d’ accointances parentales, ethniques ou villageoises.
Morceau choisi: »sur les nominations en conseil des ministres. Il a insisté( le général président) sur l’ exigence d’ exemplarité, de compétence et d’ équilibre dans la représentation des différentes composantes de la nation. Il a réaffirmé le principe de » geo-compétence », fondé sur l’ articulation entre mérite avéré et représentativité nationale harmonieuse.
Le principe de nomination par appartenance politique, devait aussi attirer l’attention présidentielle. C’est un constat gênant. Même des cancres sont promus à des postes de responsabilité sans mérite aucun, leur affiliation politique est un argument de taille militant pour leur promotion. Finalement on se retrouve avec une communauté d’ incompétents à la tête de notre administration.
Là au moins on est fixé sur le profil de ceux qui seront désormais promus aux postes de responsabilité.
Mais, comme les habitudes ont la vie dure, on reste sceptique quant à la volonté des décideurs de s’affranchir des vielles habitudes héritées de l’ ère des Bongo.
Laure Patricia Manevy





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