AccueilSociétéGabon : la jeunesse se cobolise davantage

Gabon : la jeunesse se cobolise davantage

Jeudi 12 mars dernier aura été durement vécu par l’administration académique du lycée technique Omar Bongo. En milieu de journée, un élève encagoulé a lancé un cocktail molotov dans une salles de classe avant de s’enfuir.
L’incident, filmé par une caméra amateure, a inondé la toile et suscité de nombreuses réactions. Une vingtaine d’élèves sont aux arrêts pour nécessité d’enquête.


Cet acte terroriste n’est que le début d’un déferlement de la violence qui guette les milieux scolaires où les apprenants, shootés aux drogues, sont exposés aux pires des scénarii capables d’ embrasement.


Les milieux scolaires deviennent le terreau d’un banditisme structurel.


Si rien n’est fait pour freiner le phénomène en passe de s’étendre à d’ autres établissements telle une traînée de poudre, il est fort à craindre que nous ne soyons face à une situation que nous ne pourrions contrôler. Des mesures préventives s’imposent afin de contrer cette grande menace qui met en péril la quiétude dans les milieux scolaires où de nombreux apprenants abandonnent l’ école du fait des violences récurrentes. Braquages, viols, agressions, relèvent du quotidien.


Le lycée technique qui regroupe en son sein trois établissements, avec un réservoir de 5000 âmes, nécessite de grands moyens de surveillance accrus.


Les moyens mis à contribution pour lutter contre ce banditisme rampant, sont insuffisants. Quelques agents postés au portail pour des opérations ponctuelles de fouilles, ne peuvent suffire à éradiquer le phénomène. Il faut, pour plus d’ efficacité, poster les forces de l’ordre dans tous les coins et recoins de cet établissement de triste réputation.


Le lycée technique présente un environnement où les conditions de sécurité ne sont pas garanties. Clôture défoncée par sa façade arrière. Une aubaine pour tous les délinquants et dealers qui écoulent leurs substances prohibée en toute quiétude et c’est la sécurité des apprenants qui est menacée.


Les autorités académiques sont-elles informées?


Oui puisque le problème de cette clôture a souvent été leur préoccupation et qui, pourtant, chaque année, dans leurs rapports, interpellent la hiérarchie qui est bien au fait de la situation et des désastres que cela occasionne. Mais laisse pourrire une situation de plus en plus préoccupante. Sans doute que les budgets de fonctionnement sont détournés en faveur d’autres secteurs, sans doute, prioritaires.


Avec un budget plafonnant à 272. 15 milliards de FCFA pour l’ année en cours, soit une hausse de 130. 66 milliards par rapport à l’année 2025, refaire la clôture du lycée technique est loin d’être une priorité puisque relevant du résiduel.

Ghoze Lucifera

spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
ARTICLES CONNEXES
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img