Le Président américain Donald Trump ment sur toute la ligne. Au lendemain de son escalade offensive coalisée avec son complice Benyamin Netanyahou contre l’ Iran lancée le 28 février dernier, tuant au passage le guide suprême de la révolution islamique iranienne Ali Khamenei, avait prédit une guerre éclaire donc de courte durée. Il a, du haut de son arrogance propre à tout mégalo, minimisé la capacité de riposte de celui que lui et son mentor Benyamin Netanyahou désignent comme un danger permanant à neutraliser au plus vite pour la sécurité de leurs intérêts conjoints au Moyen-Orient.
Mais les deux alliés se retrouvent englués dans une guerre qui tire en longueur avec des pertes en vies humaines et des dégâts collatéraux. L’ Iran enregistre de lourdes pertes. Déjà 1300 morts au compteur. De son côté, la propagande des forces coalisées avance un décompte minimaliste à côté de l’ ecatombe infligée à l’ Iran. Sans doute la magie propagandiste a réduit le nombre réel des morts porté à une dizaine dans le camp israélien et américain.
Trump récemment, face à sa presse formatée à distiller ses mensonges et contradictions au sujet de l’ évolution de cette guerre menée contre Téhéran, indiquait, en digne bluffeur, que tous les dirigeants des gardiens de la révolution islamique iranienne étaient tués, leur arsenal militaire détruit. Et que l’ Iran n’ avait d’ autres choix que de capituler et dans le cas contraire, il menaçait de raser l’Iran de la carte.
Pourquoi ne pas carrément aller capturer la résistance iranienne comme ils l’ ont fait avec Nicolas Maduro, le président vénézuélien actuellement détenu dans les geôles américaines, vu qu’elle n’ a plus des moyens militaires de poursuivre cette guerre?
Paradoxalement les forces iraniennes continuent de lancer des salves de missiles balistiques sur Tel-avive et les sites stratégiques américains dans la région du Moyen-Orient.
À l’ observation, Téhéran semble n’ avoir pas encore déployé tout son arsenal de guerre. Les discours tenus par les gardiens de la révolution sont loin d’être défaitistes, bien au contraire. À moins que les ayatollah se prêtent eux aussi au bluff dont est devenu maître Washington qui menace de mettre l’ enfer sur l’ Iran en cas de résistance. Dans le même temps, il indique être en pourparlers avec certains dirigeants Iraniens par le Pakistan interposé afin que prenne fin cette guerre qui est à sa troisième semaines. Selon lui les Iraniens souhaitent fortement parvenir à un accord. Ce que dément Téhéran.
Si tant est que l’ Iran a perdu sa capacité militaire ainsi que l’ affirme le président Trump, qu’attend t-il pour faire sauter le blocus imposé par l’ Iran dans le détroit d’ Ormuz au centre des tensions géopolitiques, principale route maritime où passe un important trafic commercial mondial entraînant la hausse du prix du carburant dans certains pays européens, le cas de la France fortement impacté?
Donald Trump a le mérite d’être un excellent communiquant qui nous rappelle Mohammed Saïd al-sahhaf, le ministre irakien de la communication ou joseph Goebbels, Ministre de la propagande et de l’ information sous le régime hitlerien. Cependant, son discours mal structuré, manque de cohérence et de profondeur. Ce qui est agaçant venant d’un chef d’ Etat.
Pascal Laurent





Commentaires récents