Crée en 1972, l’ ENSET de Libreville forme depuis 53 ans les enseignants techniques du Gabon. Mais en 2025 , l’ école traverse une zone de turbulences. L’école normale supérieure d’enseignement technique(ENSET), est-elle en réforme ou en voie de fusion avec une nouvelle entité qui va l’ éclipser et qui, si les choses se précisent, est condamnée à disparaître?
L’ ENSET qui forme les Profs de lycées techniques et centres de formation professionnelle, est devenue une structure de formation des professionnels du secteur tertiaire sous la coupole du ministère de l’Éducation nationale.
L’école sort ainsi du giron »supérieur » puisque désormais rattachée au ministère de l’Éducation nationale.
Les enseignants qui donnaient cours dans des disciplines assez pointues comme l’ ingénierie mécanique, sont soumis aux congés techniques.
Pour l’heure, l’école forme des étudiants qui auront des diplômes de l’ éducation nationale donc plus rien à voir avec l’enseignement supérieur. Une entourloupe que semblent ignorer les apprenants qui n’ ont pas accès aux informations fiables qui, pourtant, engagent leur avenir professionnel.
Et, dans le cadre de ces réformes, quand en est-il de l’ institut de formation à l’ enseignement technique et professionnel sur lequel, Jusqu’ ici, règne un flou artistique.
Pour l’heure enseignants et étudiants attendent des clarifications sur le nouveau statut de l’ ENSET. Serait-il une fusion/absorption avec cette nouvelle entité ?
En tout cas nombreux s’interrogent.
Depuis avril 2025 l’ ENSET est en chantier. Cependant rien n’ est encore clair, le flou persiste. Se prépare-t-on sans doute à un transfert de compétences qui mettrait sous éteignoir l’ ENSET.
Cette école fondée en 1972 reste reconnue par le ministère de l’ Enseignement supérieur, mais son périmètre futur n’ est pas clairement défini par les autorités.
Pendant que l’ Etat parle de réforme, les jeunes diplômés de l’ENS / ENSET 2025 dénoncent de » profondes fragilités structurelles ‘du système ».
Il est donc à craindre que si les autorités engagées dans ces réformes ne mêlent pas rigueur structurelle à une offre de formation adaptée aux besoins réels de développement et du marché de l’ emploi, les ambitions pour un Gabon industrialisé risquent de n’être qu’un simple vœu pieux.
Quand il est question de »réformes, rigueur et modernisation », puis on voit les sortants ENS/ENSET 2025 dénoncer encore des »fragilités structurelles » et réclamer l’ application stricte des textes, on peut émettre quelques reserves quant à l’ aboutissement optimal de cette batterie des réformes envisagées. On parle de »création de conseil scientifique, cellule qualité, assises L M D…sur le papier tout ceci est beau à lire.
Lorsqu’ on crée un institut de formation à l’ enseignement technique et professionnel sans dire clairement si l’ ENSET garde son rôle à lui dévolu, ça ne rassure guerre puisque les » réformes » au Gabon finissent souvent en fusions silencieuses.
Camélia ntoutoume Leclercq lors de son discours du 4 avril 2025, promettait réformes et rigueur à l’ ENSET. Mais entre les discours officiels et la dure réalité palpable, le fossé se creuse davantage.
Geneviève Tillue





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