Le secteur de l’ Éducation nationale est en ébullition depuis début janvier, paralysant ainsi les cours. Une tension sociale ayant des effets dominos et donc en passe de toucher d’ autres secteurs d’activités. L’ enseignement supérieur, la santé pourront emboîter le pas dans ce climat social assez tendu où les pouvoirs publics soufflent le chaud et le froid face à des partenaires sociaux déterminés et qui n’ entendent pas lâcher du lest et dont la philosophie est » tout ou rien ».
La Médiateur de la République jusqu’ici, institution indépendante dont la principale mission est l’ arbitrage des conflits opposant pouvoirs publics et ses administrés, sombre dans une totale inertie. C’est pourtant l’ occasion d’ une sortie afin de calmer le jeu dans une crise sociale qui prend une tournure judiciaire inquiétante sur fond d’ arrestations de certains leaders syndicaux accusés à tort ou à raison, de troubles à l’ordre public.
Face à l’ indifférence de cette institution dite indépendante, nombreux se posent des questions quant à sa marge de manœuvres. Serait-elle aussi, à l’ instar d’ autres institutions que compte le Gabon, sous le total contrôle d’un exécutif aux pouvoirs tentaculaires? Sans doute, doit-on comprendre que pour plus d’ efficacité de l’ action, qu’elle mène des négociations secrètes en sous-marin?
La Médiateur ratte là l’ occasion d’ arbitrer en toute indépendance et en toute lucidité un conflit qui s’enlise chaque jour qui passe sous le regard étonnant des observateurs.
Les problèmes posés par les leaders syndicaux sont légitimes. Plutôt que d’ épuiser toutes les armes de la négociation, le pouvoir, à ce qu’il semble, choisi un passage en force au mépris du droit de grève reconnu à l’ échelle internationale hormis certains pays à régime totalitaire chronique où les monarques sont allergiques aux principes démocratiques.
La Médiateur devait encourager la reprise du dialogue entre les deux partenaires qui, au fur et à mesure que la grève durcit, se radicalisent.
L’ entrée de cette institution comme interface dans ce conflit social, en tant qu’elle apparaît comme une force de propositions, pourrait ramener les principaux acteurs dans cette crise à la table de négociations pour une solution visant le dénouement de cette crise complexe dont les compétences sont transversales pour une solution durable surtout qu’on enregistre déjà de légères avancées dans la satisfaction des revendications.
Gustave irapula





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