Ali Bongo dans la tourmente

Abo, le distingué camarade se tourne désormais vers GMT, un média privé pour s’adresser aux pdgistes. Exit Gabon tv et autre G24, les organes publics par excellence. Ce revirement ne peut qu’interpeller.
Il se pose ici l’éternel problème d’accès aux moyens de communication d’état.

Aux manettes du pays pendant plus d’un demi-siècle, le PDG, le grand parti de masse a toujours négligé cet impératif pour la démocratie. Matin, midi et soir, seule sa parole et celle de ses affidés avaient droit de cité. Pour contourner cette monopolisation, cette censure, l’opposition devait traverser la Méditerranée pour squatter les médias parisiens pour se faire entendre… Aujourd’hui, l’effet boomerang pour la formation politique créée, officiellement, par Omar Bongo Ondimba, l’arroseur arrosé, en d’autres mots…

Aujourd’hui au pouvoir, l’UDB, Union Des Démocrates, doit, plus que jamais, se mettre en tête qu’il est urgent de tenir les engagements politiques dont l’ouverture effective de l’espace médiatique public. Hors de question, autrement dit, d’être le seul coq de la basse cour. D’autres sons de cloches importent. Pluralisme oblige.

Au gouvernement, au parlement et autre Haute Autorité de la Communication de veiller au grain. Des textes existent bel et bien. C’est juste l’application qui pose problème. Nous ne devons plus attendre les périodes électorales pour avoir un semblant d’ouverture. Ce pan de la démocratie doit se vivre au quotidien. Respect de la loi fondamentale oblige…

François Duc Mouckwanguy journaliste

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