l’Afrique ne postule plus au secrétariat général des Nations Unies.
L’unique candidat l’ex président sénégalais Macky Sall se retire, sans surprise. Ses chances de succès étant nulles… Faut -il pester, ruer dans les brancards? Nenni
Être patron de ce » machin », l’ONU pour reprendre le très condescendant Général de Gaulle, ça sert à quoi ? Le prestige personnel? Très certainement…
À Manhattan, à New York, au siège de cette institution internationale, le SG n’est, en réalité, qu’un haut fonctionnaire qui met en musique les décisions des » dieux de ce monde ». Comprenons les cinq membres du Conseil de Sécurité. Avec leur fameux et controversé droit de véto, ils font naturellement la pluie et le beau temps. C’est comme ça depuis la nuit des temps.
L’Est de la RDC se fait piller, Gaza vidée de sa population etc… Le SG peut toujours tonner, donner de la voix. L’impact ? Rien, sur le terrain. L’envoi de troupes dans ces brasiers ? Les USA et les autres doivent d’abord donner leur accord. Insister…et bonjour la porte.
L’égyptien Pierre Boutros Boutros Ghali l’avait vérifié à ses dépens. À la suite de la boucherie humaine, les massacres de Palestiniens à Sabra et Chatila par des colons israéliens, ses condamnations n’avaient pas plu à la Secrétaire d’État américaine Madeleine Albright… On n’oubliera jamais la suite.
Avec l’organisation actuelle des nations unies, le cher droit de véto, devenir SG c’est aller à Canossa, à l’ échec. Sans marge de manœuvre, comment œuvrer, travailler ?
Rêvons les yeux ouverts. l’ONU doit opérer sa mue, coller aux nouvelles aspirations des peuples du Sud. Pourquoi ne pas supprimer ce fichu droit de véto et imposer le principe d’un pays, une voix?
Les lignes peuvent bouger. En économie, les BRICS dont l’Afrique du Sud secouent le cocotier. De même la monnaie chinoise le Yuan érode désormais le monopole du dollar s’agissant de l’achat du pétrole sur les marchés internationaux etc… Pourquoi en politique le surplace doit perdurer ? Posons-nous la question à haute et intelligible voix… C’est une autre urgence des temps modernes..
François Duc Mouckwanguy journaliste





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