Gabon d’abord : la rue se prépare à tonner
Pour magnifier ce leitmotiv, ce cri de rassemblement, il y a dans l’air une mobilisation générale. La rue va, en effet, tonner.
Les initiateurs, des battants de la société civile, font des pieds et des mains pour obtenir l’autorisation des pouvoirs publics, et notamment du ministère de l’Intérieur.
En arrière-plan se trouve le dernier recensement de la population et, particulièrement, cette réalité qui chiffonne et révolte : près de 38 % des personnes vivant sur le territoire national sont des étrangers. Soit quatre fois plus que les quotas des Nations unies…
Trop, c’est trop. Il s’agit, plus que jamais, de tirer la sonnette d’alarme, selon ces compatriotes. Ils tiennent, pour cela, à battre le pavé.
Une marche sécurisée pour pousser nos gouvernants à l’action. Force est de reconnaître que, depuis la publication officielle des résultats du décompte de la population et le tollé grandissant, la réaction des dirigeants tarde. Une passivité qui commence à bien faire.
Les Gabonais veulent des signaux forts. Pêle-mêle : un renforcement des contrôles pour débusquer les clandestins et leur expulsion fissa ; le renforcement de la vigilance aux frontières nationales ; des patrouilles sans relâche le long de la façade maritime ; des actions de sensibilisation auprès des représentations diplomatiques ; des campagnes de communication tous azimuts, etc.
Ce trop-plein d’immigrés engendre des dégâts considérables. Que de pans de l’économie qui échappent aux nationaux ! Il y a aussi ces fléaux que sont le grand banditisme, le trafic de stupéfiants, l’accentuation de la dépravation des mœurs. Les illustrations abondent. On l’aura compris.
Le rassemblement annoncé se justifie sur le fond. Pourquoi, dès lors, ces tergiversations des autorités ? Pourquoi le feu vert tarde-t-il ?
Il s’agit d’une cause nationale. Les prises de position des uns et des autres importent. D’où l’intérêt de ce type de mobilisation pacifique en cette Cinquième République naissante.
Autrement dit, la passivité, la politique de l’autruche — enfouir la tête dans le sable pour oublier, minorer la réalité — : basta ! Ça suffit. Place à l’action, et aux grands maux, les grands remèdes.
François Duc Mouckwanguy, journaliste





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