Racket à ciel ouvert aux abords de la préfecture de police
Vendredi 30 février, il est 13 heures chrono. Il fait chaud, le temps est lourd, on transpire à grosses gouttes, les nerfs prêts à péter, les mines sont serrées.
Un policier à la silhouette effilée, sans doute affecté à la préfecture de police, en ambuscade derrière la file de véhicules en stationnement, arraisonne les taxi qui passent par là. La taxe forfaitaire est fixée à 3000 FCFA négociable. En cas de refus de vous plier à cette loi non écrite, vous êtes conduit au poste où vous devez casquer 5000 FCFA. Comme l’ agent détient les pièces de votre véhicule, vous êtes contraints de le subir.
Comme quoi les habitudes ont la vie dure. À beau dénoncer le racket exercé par les forces de l’ordre, la pratique s’enracine au mépris des rappels à l’ordre des pouvoirs publics.
Vite un logement pour un officier supérieur ministre d’État
Le Ministre d’ État en charge des transports, un certain Ulrich Manfoumbi Manfoumbi dont la planète découvre la tronche au lendemain du putsch du du 30 août 2023, conserve gaillardement sa villa à lui allouée au camp Baracka. Il y vit avec femme et enfants, peut-être même avec nièces et neveux, cela en toute indifférence des critiques venant d’hommes de troupe qui trouvent incongru que le petit Ulrich vive encore en caserne avec eux, pourtant il a été bombardé aux très hautes fonctions de ministre d’État dont le traitement financier lui permet de louer une villa hors de la caserne.
Qu’attend le président Brice Clotaire Oligui Nguema de lui trouver un logement tout frais payés par le contribuable afin qu’il ne soit plus de trop dans ce camp ?
Le petit Ulrich doit opérer un choix urgent: dégager du camp avec armes et bagages au plus vite ou démissionner de sa fonction de ministre d’État. Les sacs à dos s’impatientent de le voir déménager sans préavis, car sa présence à la caserne devient incommodante.
C’est quoi cette mendicité aux abords des mosquées?
Des grappes humaines sont postées aux abords des mosquées. Le spectacle est désolant. Ils y a ceux qui font la manche et ceux qui vendent des bizarreries liturgiques, assis à même le sol. Les odeurs sont suffocantes pour les usagers de la route qui passent par ces lieux de dévotion.
Le Gabon bien qu’ État laïc qui permet la liberté des cultes, devait néanmoins encadrer tout ça afin de mettre les Gabonais à l’ abri de ce désastre visuel.
Existe-t-il au Gabon un ministère de l’ intérieur?
Gustave irapula





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