Alors qu’il était le super ministre de l’Economie, des Finances, du Budget, de la Dette et de la vie chère, Henri Claude Oyima a été remercié par Oligui Nguema le 1er janvier 2026 à l’occasion d’un nouveau gouvernement. Une éviction considérée comme une libération pour le chef de l’Etat gabonais dont il était devenu presqu’embarrassant au regard de nombreux conflits pour ce financier qui n’aura pas démissionné de son poste de PDG de BGFI Bank.
Les ministres se suivent, mais ne se valent pas. Il y a donc des nominations ou dénominations qui ne passent pas inaperçues. Et Henri Claude Oyima n’aura pas dérogé à la règle. Durant les huit mois passés au premier gouvernement post-transition, Henri Claude Oyima aura cristallisé les attentions, les critiques et autres fantasmes. Et pour cause, le désormais ex-ministre de l’Economie, des Finances, du Budget, de la Dette et de la lutte contre la vie chère est une personnalité influente de la finance au Gabon. Président directeur général de la plus grande banque du pays, BGFI Bank, il n’a jamais démissionné de ce poste, donnant ainsi l’occasion aux opposants de pointer du doigt un conflit d’intérêts au sommet de l’Etat.
BGFI, plaque tournante de la gabegie des Bongo?
De plus, la banque dont il est le PDG, BGFI Bank a été régulièrement citée lors du procès de l’ex-première dame, Sylvia Bongo, de son fils Noureddine Bongo Valentin et de leurs co-accusés comme étant la plaque tournante des mouvement illicites d’argent qui alimentait le compte de la famille Bongo. Malgré toutes ces révélations, aucun responsable de la banque n’a comparu à la barre, tout comme le gestionnaire du compte, Franck Yann Koubdje, le désormais administrateur du Gabon à la BEAC, la banque des Etats d’Afrique centrale.
Oyima, un embarras pour Oligui
Pour tous ces scandales, Henri Claude Oyima était comme devenu une épine dans la chaussure d’Oligui Nguema, un embarras dont il fallait se débarrasser. Et la composition d’une nouvelle équipe gouvernementale était l’occasion ménagée de la faire. Car il s’agit pour le président de la République de ne pas donner raison à ceux qui pointaient du doigt une connivence manifeste entre les deux hommes. Mais s’en est-il réellement fini pour l’influence d’Oyima dans les décisions stratégiques économiques de l’exécutif? Toujours est-il qu’après sa sortie du gouvernement, certains espèrent désormais le voir répondre des accusations de blanchiment de capitaux qui pèsent sur sa banque.
Leno Koleba





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