lundi, janvier 19, 2026
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Un Colonel au zèle énervant

Il a fallu que le président de la République Brice Clotaire oligui nguema pousse sa gueulante au cours de sa visite inopinée du lundi 15 décembre dernier au ministère de la fonction publique et des renforcements des capacités, pour que le colonel Jonas sambi se réveille soudainement de son état de somnolence pour se fende d’une demande d’ explication adressée à tous ceux qui avaient eu l’outrecuidance de briller par leur absence non seulement lors de cette visite inopinée mais également à la montée des couleurs chère au président. Voir fac-similé)

Une demande d’explication qui avait tout d’un réquisitoire en règle. Le colonel, depuis qu’il crèche au sein de cette institution, n’avait jamais constaté des absences lors de la levée des couleurs. La visite présidentielle aura été sans doute le détonateur de cette prise de conscience tardive. Si ce n’est pas du zèle, ça tout l’air.

À la lumière de cette demande d’explication, les absents à ce jour lourd de sens républicain et patriotique, devaient fournir les pièces justifiant leur absence. Dans le cas contraire, à l’observation de la demande d’explication, ils doivent s’attendre à des sanctions exemplaires pour avoir failli au sens du devoir.

Un agent de la fonction publique cloué chez lui à cause d’une coulante et n’a pas pu se rendre à l’hôpital faute de moyens et ne pouvait prendre part à la levée des couleurs, doit justifier physiquement les raisons de cette intoxication gastrique. L’agent habite les pk connus pour leurs bouchons, monsieur sambi n’en a cure, il doit être, malgré les impondérables, à l’heure du drapeau.

Le colonel sambi, qui vit sans doute sur Vénus et en bon soldat, à l’analyse, affiche là un arrimage à la colère présidentielle, histoire de caresser son égo dans le sens du poil et lui témoigner la rigueur et la loyauté martiales enseignées dans les casernes.

C’est à croire que le colonel est déconnecté de la réalité de son pays.

Sens du devoir face aux réalités

Les visites inopinées effectuées par le président de la République ont tout leur sens dans un pays où la chienlit prend le dessus. Elles rappellent le sens du devoir. Il est anormal qu’un agent commis au service public et donc rémunéré pour sa tâche, brille par son absence et failli aux devoirs de sa charge. Une culture qui, malheureusement, s’est enracinée des décennies durant du fait de l’impunité ambiante. Paralysant ainsi la fluidité administrative qui, du fait de ces manquements tant décriés, plongent toute une administration dans une viscosité devenue chronique.

Mais au-delà de ce qui ressemble fort bien à un rappel à l’ordre des agents de l’état, une réflexion s’impose tout sur les différents paramètres qui sous-tendent un rendement plus fluide.

Ghoze lucifera

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