AccueilÉducationDiscipline scolaire : la manière forte au Lycée de Mikolongo

Discipline scolaire : la manière forte au Lycée de Mikolongo

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Un responsable détruit les téléphones confisqués aux élèves. La toile flambe de plus belle.
Transparence oblige, au centre de l’établissement, en présence de toute la communauté éducative, tout de blanc vêtu -symbole de la pureté -, le redresseur de torts, un caillou comme arme de destruction, s’adonne à cœur joie malgré les cris étouffés de désapprobation du jeune public…


Cette manière forte illustre le ras le bol dans toute sa splendeur.
Malgré le règlement intérieur, les avertissements, les interpellations, elle gagne toujours du terrain, l’espèce de gangrène sociale : la présence des portables à l’école.
Les effets néfastes abondent. Outre la perturbation des jeunes propriétaires, il y a le partage des contenus qui révulsent . Ce sont les différentes facettes de la violence scolaire ( bagarres, porno, trafics illicites etc…).


Face à cette réalité, opter pour la manière extrême peut se comprendre. Il faut bien réinstaurer la discipline. Ils sont nombreux, sur la toile, à soutenir, à visage découvert, ce responsable aux méthodes expéditives… »Aux grands maux les grands remèdes », c’est connu.
D’autres parents pestent. C’est leur droit absolu. C’est un investissement qui disparaît et de quelle manière…
Sauf que, quelque part, il y a un brin de scélératesse, de fourberie, dans ce tollé, cette levée de boucliers.


À la maison, ces adultes sensibilisent comme il se doit leurs rejetons sur l’interdiction d’aller avec un téléphone dans cet établissement ? Y a-t-il une réelle fouille des cartables chaque matin ? En effet, c’est en amont que doit s’effectuer la prévention de la casse des portables à palabres. Après, les cris de colère, les menaces de procès…Bof.


Le lycée de Mikolongo donne le ton de la  » croisade ». Il est possible d’éviter que cette méthode n’inspire les autres établissements. Il suffit que les pouvoirs publics et les parents durcissent davantage le ton, que les médias dont les inévitables réseaux sociaux corsent la sensibilisation…. Yes we can, il est tout à fait possible d’atténuer et pourquoi pas enrayer cet autre péril des temps modernes : la présence illégale des téléphones au school.


François Duc Mouckwanguy journaliste

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