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L’agence nationale des bourses du Gabon prête à mettre la main à la poche

Il a fallu que la conférence des grandes écoles universitaires du Gabon brandisse la menace d’ exclure les 7209 étudiants boursiers de l’ État gabonais orientés dans ces écoles, pour qu’enfin l’ agence nationale des bourses du Gabon(A N B G) sorte de son hibernation longue de plusieurs mois. Sur les 12 500 milliards de FCFA de frais scolaires non soldés pour l’année académique 2023-2024, l’anbg a rassuré le conseil national des grandes écoles universitaires du Gabon ( Cngeug) quant au paiement imminent de cette dette. Affirmant en outre que l’argent serait déjà positionné dans ses pipelines financières. Et qu’elle s’engageait à verser une avance de deux mois. Le reliquat, selon l’ Anbg, sera versé dans un bref délai.


Le 26 février 2026 dernier, le conseil national des parents d’élèves du Gabon (CNPEG), très agacé par la menace brandit par le conseil national des écoles universitaires du Gabon, avait, de façon officielle, saisi les autorités gabonaises pour les mettre au fait de la situation qui les mettait dans l’embarra. Surtout que le conseil national des grandes écoles universitaires du Gabon avait trouvé comme bémol de ne pas exclure les étudiants à condition que les parents mettent la main à la poche quitte à ce qu’ils soient remboursés lorsque l’anbg épongera son ardoise.


L’ Anbg qui n’ était pas partante pour une telle option qui touchait quelque peu son image, a tenu donc à rassurer le conseil national des écoles universitaires du Gabon.


Dans un communiqué rendu public il y a quelques jours, l’ Anbg promettait le versement de deux mois des bourses des étudiants Gabonais de France. Sans donner le moindre détail quant au paiement des bourses de ceux étudiant hors de France et qui accusent de nombreux mois sans recevoir leurs bourses et qui sont régulièrement menacés d’ expulsion des campus ou des loyers.

Face à des bailleurs peu coopératifs, nombreux se retrouvent dans la rue ou squattent chez des connaissances s’ils ne sont pas carrément condamnés à être des SDF.


Le Gabon, certes, croule sous le poids de la dette aussi bien intérieure qu’extérieure qui asphyxient ses prétentions en matière de développement, mais, de là à accuser des retards dans le paiement des bourses des étudiants, est tout de même hallucinant.

Ghoze Lucifera

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