La douche froide aura été très glaciale pour Pierre Claver maghanga moussavou celle à lui administrée par le professeur Vincent moulengui boukosso dans un droit de réponse d’une virulence exemplaire publié par le journal en ligne superstar qui avait relayé le 18 du mois courant les propos irrévérencieux de celui qui se prend pour le nombril du monde et propriétaire de la province de la ngounie. Propriétaire ? Oui ! Cet individu n’avait-il pas tambouriné sur tous les toits au lendemain de l’élection de Fidel bouka, un citoyen de l’ethnie tsogo à la mairie centrale de la commune de mouila ? Marquant clairement son indignation qu’un tsogo soit porté à la tête de la mairie centrale. Maghanga moussavou mettait là au grand jour son mépris pour le peuple tsogo qu’il prend sans doute pour des sous-hommes. Normal on est au Gabon pays où les impostures sont tolérées.
Un citoyen gabonais de l’ethnie vungou peut, un matin, vous dire qu’il est le peuple autochtone de Malabo en Guinée équatoriale et contester qu’un boubi voire un benga soient élus maires centraux. Enfin passons. Revenons au cas maghanga moussavou.
Dans un recadrage en règle qui avait tout d’un cours de rattrapage destiné aux élèves de terminale, le professeur moulengui boukosso, par ailleurs porte-parole de la coalition pour la nouvelle République (CNR), a ramené le personnage à son réel niveau loin de l’esbroufe teintée d’arrogance maladive qui le caractérise.
Un personnage atypique dont on peine à cerner les réelles motivations tellement qu’il papillonne au gré des opportunités du moment.
Le péché du professeur c’est d’appartenir à une coalition qui bataille fort pour l’organisation d’une commission ’’ vérité et réconciliation ‘’ dont l’objectif est d’assainir les mœurs sociales tout en faisant l’inventaire de la vie publique depuis l’accident vasculaire cérébral (avc) d’Alain Bernard Bongo qui, privé de ses facultés tant cognitives que physiques, avait amorcé la descente du Gabon dans les abîmes de la déchéance sociale. Et maghanga moussavou étant l’un des acteurs clés dans cette période, redoutant que l’on remue le caca lors de ce grand déballage national et que les responsabilités ne soient établies, ferraille dure pour dynamiter dans l’œuf le projet.
D’où ses sorties maladroites.
Le professeur a étalé ses acquis académique et professionnels, à la lecture, maghanga moussavou ne l’atteint même pas à la cheville, c’est un petit qui veut jouer dans la cour des grands.
A la lumière du droit de réponse du professeur moulengui boukosso, on comprend aisément que l’effronté et fort en gueule n’est autre qu’un tigre dépourvu de griffes. Mais enfin ce tigre en papier gagnerait mieux à la fermer afin de préserver le peu de crédit qui lui reste.
Ghoze lucifera





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