AccueilSociétéLorsque l'illogique absurde supplante le bon sens

Lorsque l’illogique absurde supplante le bon sens

Jusqu’à quand va-t-on continuer de s’accommoder de prestigiateurs professionnels qui nous gavent d’ illusions à effets soporifiques?
Le Gabon qui, depuis la mort programmée d’air Gabon, peine à mettre sur pied une compagnie aérienne digne de ce nom; se contentant de bricoler des alternatives de substitution genre fly-gabon, est sur le point de mettre sur pied un département aéronautique au cimfep de nkok que dirige Jean Fidel Koumba. C’est dans le cadre de ce projet hallucinant que le directeur général de l’Agence nationale de Formation et d’enseignement professionnels a été reçu le 05 mars dernier par les responsables du groupe alyzia à Paris dans le cadre d’un partenariat.


Selon les initiateurs,


Le projet vise l’ assistance dans la formation aéronautique.


Il entend aussi développer des programmes de formation adaptés aux besoins du secteur aéronautique national et international et faciliter l’ insertion professionnelle des diplômés dans le secteur aéronautique. Il est également question de la contribution à la création d’emplois et au développement économique du Gabon.


Le cimfep de nkok, selon eux, deviendra ainsi un centre d’excellence en formation aéronautique en Afrique centrale.
Faut-il en rire?


Les différentes offres de formations de tous les centres de formation professionnelle installés au Gabon sont en totale déphasage avec les besoins du marché de l’ emploi. Les profils ne cadrent pas avec la réalité du terrain. Certains chefs d’ entreprises, pour combler les lacunes, sont obligés de donner une formation de rattrapage aux stagiaires sortis de ces centres de formation. Indiquent des sources proches du dossier.


Au lieu de perfectionner l’ existant, on préfère projeter d’ouvrir un département des métiers de l’ aéronautique dont les étudiants qui en sortiront, diplômes en poche, vont grossir les rangs des chômeurs au Gabon qui, pour beaucoup, sortent des centres de formation professionnelle.


Que sont devenus les 116 étudiants Gabonais envoyés en formation à Ethiopia Airlines aviation academy dans les domaines du pilotage, membres d’équipage, contrôleurs aériens, dans l’ ingénierie aéronautique et en maintenance aéronautique?


La mise en place d’une véritable politique publique de formation tenant compte des besoins réels du marché de l’emploi, s’impose. L’ heure n’est plus au pilotage à vue, œuvre de quelques charlatans qui vendent du vent et c’est le contribuable gabonais qui en paye le prix.

Laure Patricia Manevy

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