Ces dernières années, la violence en milieux scolaire au Gabon bat son plein. Les autorités compétentes ; me semble-t-il, sont impuissantes face au phénomène qui s’étend comme une trainée de poudre. Faut-il s’en étonner dans une société où la plupart de ces mômes sont issus de familles monoparentales ?
Les Etats-Unis, dans les milieux afro-africains et latino-américains, connaissent le même phénomène des enfants ayant pour seule tutrice la mère. Comment dans ces conditions, ne pas voir éclore une génération de délinquants dont les codes de conduite sont dictés par la rue ? Une petite enquête suffit pour comprendre que la plupart de ces enfants sont issus des familles recomposées, et dont l’emprise parentale est souvent mise à rude épreuve. L’enfant évolue donc en électron libre.
La génération ‘’cobolisée’’
Le phénomène s’est amplifié avec l’arrivée des ‘’cobolos‘’ (tramadol), ces substances chimiques de synthèse qui ébranlent le système nerveux.
Le produit est écoulé dans les milieux scolaires devenus pour les dealers leur marché captif. D’où l’explosion de la délinquance juvénile qui touche toute la société.
Depuis un certains, vivre au Gabon, notamment dans les grandes agglomérations devient un enfer pour les habitants qui vivent une psychose. Certaines villes gabonaises se transforment petit à petit en de véritables jungles urbaines où le plus fort ‘’mange’’ le plus faible. Libreville et Port-Gentil, les deux capitales sont un bel échantillon de cette insécurité qui, chaque jour, explose de partout. Telle une invasion acridienne, des gangs de jeunes pour la plupart écument nos rues et font irruption dans nos domiciles sous le regard impuissant des individus pourtant payés pour assurer notre sécurité.
Sans donner dans l’exagération maladive comme seraient tentés de le penser certains qui, du fond de leurs forteresses sous haute sécurité, sont loin de connaître la réalité du terrain dans les quartiers sous-intégrés.
Une chose est sure, dans une vingtaine d’années, si rien n’est fait, le Gabon court le risque de caracoler au sommet du top 10 des pays où les courbes statistiques en matière de criminalité grimpent chaque jour de façon exponentielle. Ainsi, le Gabon pourrait jouer dans le pool des pays comme Haïti, les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et le Nigéria qui ont atteint un taux de criminalité record. A moins de faire la politique de l’autruche, pour ne pas l’admettre.
Les crimes de sang, braquages armés ébranlent notre confort social et nous donnent l’insomnie. Il ne se passe pas un jour sans que la presse ne relaye des cas de forfaits commis par cette pépinière de brigands et, comme par effet domino, contaminent les milieux scolaires où la violence avec armes blanches nous rappelle qu’aucun secteur n’est à l’abri.
L’on assiste désormais à un boom des braquages. Mettre son nez dehors dès la nuit tombée est un suicide programmé. L’Office central de lutte anti-drogue (OCLAD), la Brigade anti criminel (BAC), l’Unité spéciale, me donnent l’impression de nager dans le jus. Ces trois entités sont comme dépassées par la montée du grand banditisme. A cette allure, comme l’Etat peine à assurer la sécurité des personnes et des biens, il ne serait pas étonnant que les populations ‘’réactivent’’ des groupes d’auto-défense et bonjour les dérapages, lynchages et autres expéditions punitives qui sont à redouter. Un problème dans un autre problème.
Aujourd’hui on a besoin d’une entité spécialisée dans le nettoyage de la racaille de la pire espèce comme du temps de la légendaire Sécurité mobile du général Mbele, du général Eyeghé alors Préfet de police, les Yembi et autres Mboumbou qui avaient fait un travail au karcher contre la grande fripouillerie. Aujourd’hui, selon des indiscrétions, les forces de l’ordre seraient face à un problème de moyens. Ceux à eux alloués sont très insignifiants à côté des lourdes missions qui sont les leurs. Aux pouvoirs publics de s’y pencher sérieusement car la sécurité des habitants et des biens du Gabon en dépend.





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