AccueilCultureNoël et nouvel an : deux moments festifs inutiles  

Noël et nouvel an : deux moments festifs inutiles  

Au fur et à mesure qu’on s’approche de ces deux fêtes dont on peut pourtant se passer parce que inutiles, la température grimpe. Les gens sont plongés dans une agitation euphorique. Signe annonciateur de ce à quoi va ressembler ces deux moments de grande réjouissance sociale. Les grandes surfaces commerciales sont actuellement prises d’assaut par une clientèle massive. Devant les caisses, c’est le rush ; de longues queux d’attente se forment. Les chariots sont remplis de jouets pour enfants et d’autres provisions pour que la fête soit des plus belle. C’est le moment où les supermarchés et autres supérettes réalisent leurs plus gros chiffres d’affaires.

Si les ménages assez fortunés, malgré les gros budgets investis dans les dépenses dispendieuses, s’en sortent sans rencontrer la moindre difficulté, les ménages économiquement faibles, en revanche, font de réels sacrifices pour obtenir ce dont la petite famille a besoin pour faire la fête. 

Nous serons bientôt inondés des ‘’joyeux Noël et autres bonne année’’ sur fond d’explosion de pétards à nous casser les tympans et précipiter dans la tombe les hypertendus. Les pétards pourtant interdits au Gabon, sont vendus sous le manteau et, tout le monde le sait. 

Les fêtards vont se livrer à une alcoolisation massive afin de savourer ces moments exceptionnels. À cette réjouissance ambiante, vont se greffer de nombreux accidents de la route et autres bagarres rangées. Les hôpitaux risquent de connaître des saturations. Car à chaque nouvel an, les établissements sanitaires sont souvent submergés par des patients victimes de ces moments d’euphorie maladive. 

Les forces de l’ordre doivent renforcer les patrouilles dans tous les quartiers chauds. 

L’euphorie de la fête passée, les familles à faibles revenus feront face à la dure réalité du lendemain. La page va se tourner et fera place aux grincements des dents et aux gueules de bois 

On entend souvent dire, de la part de certains fonctionnaires, que le mois de janvier est le plus dur de l’année en raison de la sécheresse financière causée par le mois de décembre où la jouissance est à son comble. De nombreux ménages se lancent dans des dépenses sans se soucier de quoi demain sera fait. Ils n’ont rien appris de la technique du ras palmiste consistant à faire des réserves dans sa galerie souterraine afin de prévenir d’éventuelles disettes. 

Lors de cette traversée du désert, ce sont les établissements bancaires qui vont se frotter les mains. Car, pour joindre les deux bouts, certains fêtards n’auront d’autres choix, en cette période difficile, que de solliciter des découverts auprès des banques. Une situation incommodante surtout pour ceux payés au SMIC dont le plafond est arrêté à 150 000 FCFA en terre gabonaise. 

Gustave irapula 

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