Le Gabon est classé parmi les pays riches de la sous-région d’ Afrique centrale. Avec un pib par habitant de 9 303 dollars en 2025, soit une augmentation de 3 pour cent par rapport à l’ année 2024. Malgré toutes ces performances macro-économiques, le Gabon est embourbé dans une réalité digne du moyen âge. Comment comprendre qu’avec tout le potentiel de richesse dont il dispose, ce pays en est encore à fonctionner comme il y a plus d’ un siècle ? Même les routes construites à la main par nos ancêtres sous l’ère coloniale, comme outils de travail, avaient houes, pioches et pelles, ont pourtant resisté aux intempéries pendant plusieurs années, mais pourquoi alors nos routes actuelles construites pourtant avec des matériaux modernes ne résistent pas aux intempéries? N’ est-ce pas curieux?
Routes inexistantes, si elles existent, c’est qu’elles sont défoncées, traînant sur elles des lacs de boue dans des bourbiers longs de plusieurs kilomètres.
Les emprunter suppose une épreuve d’endurance, de courage et de détermination suicidaire. Une sorte de rallye qui vous met hors de vous parce que l’ aventure peut être fatale.
Certains usagers sont contraints d’enterrer leurs dépouilles en chemin du fait de ces routes impraticables. D’ autres, transportés par les moyens du bord vers des structures hospitalières pour une hernie qui nécessite une intervention benine, trouvent la mort en chemin faute de soins d’urgence.
Les accidents mortels font partie du quotidien.
Comment en plein 21e siècle il est encore impossible de rouler sur des routes carrossables d’ une province à une autre!
Le quotidien pro-gouvernemental l’ Union, a publié, aujourd’hui 25 mars, un article édifiant sur la situation du tronçon, long de 93 kilomètres, reliant ndende- Tchibanga, le sud du Gabon et dont les travaux sont sur cale depuis des années faute de paiement des redevances dûes au maître d’ œuvre.
Ce déficit d’ouvrages impacte gravement les usagers de la route et les fonctionnaires affectés à l’ intérieur du pays soumis à une résilience pour le moins absurde.
Faute de voies de communication, les banques ne peuvent s’y implanter. Plusieurs villes du Gabon manquent de ces établissements bancaires. Certains fonctionnaires, le cas de ceux de la province de Tchibanga, pour toucher le salaire de fin de mois, sont soumis à un parcours du combattant.
D’ autres n’ ont d’ autres choix que de s’offrir les services d’ un particulier qui fait du bisness. Disposant d’un véhicule, il récupère les cartes bancaires des fonctionnaires y compris les codes d’accès aux comptes afin d’ effectuer des opérations bancaires à leur place contre une commission de 5000 CFA. Une situation qui n’ est pas sans désagréments, reconnaissent nombreux d’ entre eux.
La construction des trésors publics apparaît comme seule alternative d’ urgence, afin d’ éviter les pertes en vies humaines causées par des accidents de la route assez récurrents. Les fonctionnaires de l’ intérieur du pays affectés dans des villes non dotées en structures bancaires, peuvent résilier leur bancarisation et être payés par bons de caisse. Cela aura le mérite de leur epargner des gymnastiques périlleuses indignes de leur statut.
Doit-on s’étonner que de nombreux fonctionnaires affectés à l’ intérieur du pays refusent de regagner leurs postes d’ affectation faute de commodités sociales ?
Dans tous les chefs-lieux de provinces doivent fleurir des trésors publics à défaut des banques qui, en bons businessman, surfent sur les facteurs rentabilité et le retour d’ investissent avant toute implantation dans une province.
Ghoze Lucifera





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