Pour inaugurer la mise en service des blocs de béton à la citée de la démocratie, le général président Brice Clotaire Oligui Nguema a convié une dizaine de ses pairs africains. Si pour cette architecture en béton, Brice Clotaire Oligui Nguema en est à inviter des chefs d’ États et des activistes de la diaspora, c’est qu’il y a véritablement péril managérial au sommet de l’ État. D’ ici là qu’il invite des présidents pour l’ inauguration d’un tronçon routier, il n’ y a que l’ épaisseur d’ un poil, parce qu’on n’ est pas loin de là.
L’inauguration des palais des congrès ou des galas, relève d’un simple fait banal. Mobiliser des chefs d’ États pour une séance inaugurale sans enjeux, donne à réfléchir. Les activistes conviés au festin inaugural l’ ont si bien compris ci bien qu’ils ont simplement décliné l’invitation qui, à leurs yeux, avait tout d’ un traquenard. Inviter ces compatriotes connus pour leur discours extrême sur fond d’ insolence et de diffamation, c’est mal connaître ces Gabonais de la diaspora dont le discours s’est fortement radicalisé depuis que les hommes en armes ont pris le pouvoir.
On aurait même pu confier la présidence de cette cérémonie d’inauguration des chrysanthèmes au vice président de la République ou au Maire de la Commune. Mais comme l’ homme est en quête de visibilité, de reconnaissance, à croire quelqu’un qui nourrit un complexe d’imposture, on le voit parader partout sauf là où on l’attend.
Les Gabonais attendent mieux que ces artifices dépouillés de sens et dont on les gave au quotidien.
La vie chère à laquelle on oppose comme thérapie provisoire la centrale d’ achat, l’ absence d’eau et d’électricité à laquelle la seeg peine à trouver une réponses urgente, des soins de santé plus d’ un demi-siècle après les indépendances, toujours dans un état embrionnaire, le chômage endémique, malgré des politiques publiques pour l’ éradiquer, grimpe de plus belle, l’ insécurité devenue une culture urbaine, déstabilise notre confort intérieur, et que dire du seuil de pauvreté en constante progression bref, ce sont autant de facteurs affligeants qui nécessitent un regard critique et approfondi des gouvernants tenus d’ apporter des réponses claires et concrètes. Sinon le reste n’ est que futilité.
Laure Patricia Manevy





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