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Le Maquis intellectuel de Timothée Memey

Politique fictionVisite macabre d’Emmanuel Macron à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne

Depuis qu’il est déchu de son poste de chargé de mission à l’Élysée pour imposture, et prié de déménager de son appartement de fonction du quai de Branly dans le 15e, Alexandre Benalla, privé de son passeport diplomatique, se retranche dans son appart d’Issy-les-Moulineaux, commune des Hauts-de-Seine.

Très affaibli par une maladie osseuse chronique, vautré dans son canapé au coin du salon de son somptueux appartement, Alexandre Benalla, l’ex-chargé de mission du président français Emmanuel Macron, ne donne plus signe de vie. L’homme semble vivre en ermite, totalement coupé du monde. Ou presque. Personne n’entend plus parler de lui.

Ses amis les plus intimes, ses fidèles compagnons n’ont plus de nouvelles. Il ne répond plus au téléphone. Tous sont noyés par le tourbillon d’une mer d’angoisses qui leur donne des insomnies.

C’est dans cette situation traumatique, compulsive, sans autre alternative, que le président français Emmanuel Macron se résout à trouver une parade pour déjouer la vigilance de sa chère épouse Brigitte. Elle a une aversion pathologique pour cet homme. Sa proximité, quelque peu coupable, avec son époux — dont elle ne s’est jamais accommodée — l’agace énormément. Surtout que la presse française a longuement brodé sur cette proximité entourée de mystères.

Pour mettre son plan à exécution, Emmanuel Macron infuse une double dose de somnifère à son épouse afin de l’endormir aussi longtemps que possible.

Emballé dans un déguisement parfait, derrière sa Ray-Ban de soleil et une barbe et moustache synthétiques, vissé sur son scooter, l’homme fonce droit, déjoue la vigilance de la sécurité de l’Élysée, vers Issy-les-Moulineaux. Il veut rencontrer Alexandre Benalla, présent ce jour-là en chair et en os à sa résidence.

Malheureusement, à peine l’échange entre les deux hommes s’amorce-t-il avec une étonnante fluidité que la confusion s’installe et vire au drame. Un forcené, sorti de nulle part, ouvre le feu sur les deux hommes qui s’écroulent brutalement.

Le président français Emmanuel Macron et Alexandre Benalla baignent désormais dans une mare de sang.

La déflagration, qui fait grand bruit, attire la curiosité des voisins. Ils viennent simplement constater les dégâts causés par cette fusillade digne de polars américains.

Alertée, la police opère aussitôt sa descente sur les lieux du drame. Arrivée sur place, elle constate qu’Emmanuel Macron, le corps criblé de balles de gros calibre, gît là aux côtés d’Alexandre Benalla. Son pronostic vital est très engagé. Il agonise. Benalla, lui, rend l’âme dans l’ambulance qui les transporte vers l’Hôpital Américain de Paris — American Hospital of Paris — clinique américaine la plus hi-tech de la capitale, installée au 63 boulevard Victor Hugo, à Neuilly-sur-Seine.

Au même moment, comme par une coïncidence fatale planifiée, Gérard Larcher, le président du Sénat français, est retrouvé mort, décapité, le corps flottant sur les eaux de la Seine. Une double enquête s’ouvre sur les raisons de ces meurtres simultanés, peut-être planifiés. Les premiers éléments de l’enquête préliminaire semblent converger vers un faisceau de présomptions mettant en cause des extrémistes de droite.

Du coup, un vide de pouvoir s’installe à la tête de l’État français.

Les deux chambres du Parlement, face à cet impondérable, décident finalement l’organisation de la présidentielle dans un délai de trois mois, assortie d’une délégation du pouvoir exécutif pour la continuité des institutions à un collège de parlementaires issus de toutes obédiences politiques confondues. Une situation qui aura d’ailleurs valeur jurisprudentielle.

Trois mois passent, les élections sont organisées.

On compte comme principaux challengers à cette élection des têtes bien connues de la scène politique française : Manuel Bompard, dauphin de Jean-Luc Mélenchon — un peu has been pour briguer cette énième élection — pour La France insoumise ; Jordan Bardella pour le Rassemblement national, en lieu et place de Marine Le Pen frappée d’inéligibilité ; Bruno Retailleau pour Les Républicains ; et pour le Parti socialiste, Jérôme Guedj.

Organisée dans un climat politique très tendu, sur fond de suspicions complotistes, la présidentielle renvoie au second tour le candidat du Rassemblement national, Jordan Bardella, et celui du Parti socialiste, Jérôme Guedj, qui sont au coude à coude.

Au deuxième tour, après un face-à-face télévisé, c’est Jordan Bardella qui l’emporte avec un score minimaliste d’un peu plus de 51 pour cent des suffrages exprimés.

Le candidat du Rassemblement national, privé de félicitations de la part des Républicains, est investi comme le 9e président de la 5e République française.

Sitôt après l’investiture, la France s’enflamme, elle bouillonne et voit sortir du bois des vieux démons xénophobes.

Les rues des principales villes françaises s’emballent, la chasse à l’étranger est lancée. Les extrémistes de droite curent de fond en comble tous les coins et recoins afin de débusquer la moindre trace nègre. Les résidences d’élus noirs sont incendiées, leurs véhicules caillassés par des individus cagoulés. La France, pays pourtant connu pour son hospitalité et ses acquis démocratiques liés aux droits de l’homme, bascule dans l’incertitude la plus inimaginable.

Des charters sont organisés pour l’expulsion de toute la « racaille africaine qui glande dans les rues françaises à longueur de journée ».

Un incident diplomatique éclate entre Paris et ses anciennes colonies. La vingtaine de pays africains de la sphère francophone, hormis Djibouti, rappellent en consultation leurs diplomates en poste à Paris.

Les pays africains à leur tour, au nom du principe de réciprocité, demandent aux Français présents sur leurs sols de quitter immédiatement leurs territoires respectifs sous huitaine, exceptés ceux ayant acquis la nationalité par les liens du mariage. Les pays africains réclament également à la France le rapatriement de tous ses cerveaux travaillant sur leurs sols.

La situation, comme un effet domino, prend une nouvelle tournure. Les pays de l’Est emboîtent le pas. Les dégâts collatéraux sont énormes.

Paris, qui n’avait pas à l’esprit que l’affaire prendrait une trajectoire aussi incontrôlée et incontrôlable, est dans la tourmente.

La rue gronde, les manifestations s’enchaînent pour demander la démission du nouveau président élu.

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