Le code noir rédigé sous Colbert et louis 14 en 1685 et qui n’ était plus appliqué depuis l’ abolition de l’ esclavage en 1848, mais juridiquement non abrogé, et qui classait les esclaves comme »biens meubles » et prévoyait mutilations, marquage au fer, peine de mort en cas de fugue ou de fuite.
C’est finalement hier jeudi 28 mai, 178 ans après, que la première chambre du parlement français a voté à l’unanimité l’ abrogation de ce code noir. C’est à la faveur d’une proposition de loi introduite par le député guadeloupéen Max Mathiasin du groupe liot et qui a reçu le soutien d’Emmanuel Macron et de François Bayrou.
»un geste symbolique et politique puissant pour répondre à une anomalie historique » a indiqué, dans un discours chargé d’ émotions, le député guadeloupéen Max Mathiasin.
Le vote sera examiné en seconde lecture au sénat.
Aujourd’hui il est question de l’ abolition du code noir et quand en est-il du » code de l’ indigenat » qui s’inscrit dans la même veine de deshumanisation juridique appliquée en Afrique équatoriale française?.
Il est temps qu’on s’y penche. Est-ce que la prédation française dans ses ex colonies n’ auraient pas pour origine ce »code de l’ indigenat » mué en accords de coopération entre maîtres et esclaves ?
Réparation pour ce qui est désormais reconnu comme un crime contre l’humanité
Certains intellectuels Africains et de la diaspora évoquent la perspective d’une réparation de cette page sombre de l’ histoire dont l’esclavage aura été la pire des légitimations de la sphère occidentale moderniste dite civilisée.
Quelle serait alors l’ évaluation d’une telle tragédie qui aura duré quatre siècles et quels en seraient les matériaux de cet inventaire tragique pour qu’on planche pour une réparation financière improbable ?
La seule réparation qui vaille, ce n’ est pas tant une réparation financière, mais une reconnaissance symbolique et un pardon attendus de l’ Occident à l’ origine de ce commerce triangulaire audieux qu aucun être doué de raison ne peut légitimer sauf à être un monstre froid.
D’ ailleurs le président français, Emmanuel Macron, le 21 mai dernier à l’Elysée, à l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, a tranché sans détour: » l’ esclavage n’ est pas réparable par une distribution d’argent »
Recevoir une quelconque récompense pécuniaire serait la pire des humiliations aussi humiliante que les affres déshumanisantes vécues par les esclaves arrachés au continent noir.
Geneviève Tillue





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