France : le déclin de l’Empire colonial
À l’instar de toute créature soumise au cycle de croissance qui passe par la naissance, la croissance, la maturité puis le déclin, la France, comme toutes les grandes civilisations qui ont jalonné l’histoire de l’humanité, n’échappera pas à cette loi irréversible de la nature.
Il suffira que les 20 autres pays de la zone franc emboîtent le pas au Burkina Faso, où des souverainistes sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré ont décidé de prendre leur destin en main, pour que la France, ce géant aux pieds d’argile, s’écroule. Et ce serait la fin du mythe français.
Ce pays qui s’est construit en pillant sans vergogne les richesses de ses anciennes colonies ne pourra réclamer à l’Afrique francophone, comme elle l’a fait à Haïti, le remboursement des « efforts » prétendument « civilisationnels », puisque, s’il y a lieu de faire l’inventaire des richesses pillées depuis près de deux siècles de prédation, la dette de Paris vis-à-vis de ses anciennes colonies serait lourde à supporter. Ce qui ne ferait que précipiter son déclin.
Hypothèse d’école : si la France perd ses anciennes colonies, son économie va s’effondrer comme un château de cartes. Elle perdrait en Afrique des parts importantes de marchés.
Bouygues, TotalEnergies, Orange, Bolloré, Eramet, qui investissent dans bien des secteurs d’activités, sans oublier d’autres majors qui sont dans le BTP, verront leur poids économique piquer du nez. Elle perdrait également son levier monétaire et bancaire en Afrique.
Paris est responsable des flux migratoires qui fuient le chômage endémique dans leurs pays ainsi que la pauvreté et qui, dans leur tentative de gagner l’Europe par la Méditerranée dans des embarcations de fortune, persuadés d’y trouver un mieux-être, crèvent en masse lors des naufrages.
Sa responsabilité est très engagée, elle qui continue de coloniser l’Afrique, ainsi que l’avait si bien dit Matteo Salvini, alors vice-président du Conseil et ministre italien de l’Intérieur, qui ne supportait plus que l’Italie, via ses îles de Ceuta et Melila, devienne le point d’ancrage d’une immigration incontrôlable.
Ces immigrés illégaux envahissent son pays, qui supporte les conséquences funestes d’un mal dont les racines sont ailleurs.
Paris est donc mal placée pour exiger un quelconque dédommagement pour sa mission « hautement civilisatrice » en Afrique, au cas où le divorce serait prononcé.
La France traîne un gros boulet.
La destruction de plusieurs pays africains, dont la Libye, à l’origine de l’invasion djihadiste dans toute la région du Sahel, est l’œuvre criminelle de Paris.
La crapule, ancien président français Nicolas Sarkozy, en porte d’ailleurs le poids dans sa conscience de vieux pervers inculte.
L’assassinat du guide libyen Mouammar Kadhafi par la France, aidée en cela par les forces complotistes de l’OTAN, a profondément déstabilisé toute la région sahélienne, désormais en proie à un djihadisme entièrement soutenu et financé par Paris.
Les conséquences de ce désastre sont incalculables.
En clair, la France est engluée dans la merde des actes qu’elle pose au nom de « la raison d’État », dont parle le sociologue suisse Jean Ziegler.
Si « l’Afrique est mal partie », pour paraphraser Alain Peyrefitte, la France aussi, qui célèbre aujourd’hui la fête du 14 juillet, date de la Révolution française.





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