Le 11 juillet 2026, l’Afrique, sa diaspora et les afro-descendants à travers le monde se sont mobilisés dans les grandes capitales pour réclamer la libération pure et simple de Kémi Seba, poursuivi par la justice sud-africaine et jeté derrière les barreaux avec son fils Khonsou Seba depuis le 14 avril 2026, pour des griefs fantaisistes portant sur son soutien présumé à la tentative de coup d’État du 7 décembre au Bénin. Lequel avait lancé un mandat d’arrêt international motivé vraisemblablement en sous-main par la France (maître à penser de Cotonou), pour « apologie du terrorisme et blanchiment de capitaux ».
Paris, c’est connu, digère mal le discours politique très engagé de cet intellectuel panafricaniste progressiste.
La rhétorique enflammée du leader de l’ONG « Urgences panafricanistes » est un instrument d’éveil des consciences et un hymne à la libération totale de l’Afrique, qui déconstruit l’imposture occidentale et met à nu le complot visant à maintenir l’Afrique sous le joug de l’impérialisme français.
La procédure de son extradition vers le Bénin, où il risque 20 ans de prison ferme, suit son cours.
Les autorités béninoises font des pieds et des mains pour obtenir coûte que coûte son extradition vers le Bénin, qui organisera un simulacre de procès fondé essentiellement sur « une machination », ainsi que le dénoncent ses proches.
En instrumentalisant certains pays africains et les guignols placés à leur tête, Paris croit reprendre le contrôle total de son pré carré en Afrique, qui s’effrite à petit feu.
Les trois pays de l’Alliance du Sahel, que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ne sont pas prêts à retourner dans la gueule du loup impérialiste. La rupture diplomatique déjà actée entre la France et le Burkina Faso, comme une boule de neige, affectera forcément les deux autres pays.
Geneviève Tillue






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