Le pays arc- en-ciel traverse ces derniers temps une crise insécuritaire aiguë sur fond de violences xénophobes ayant fait des morts, des milliers de déplacés et d’immigrés illégaux forcés de quitter le pays ainsi que des commerces d’étrangers pillés. Sans oublier des opérations d’ expulsion des étrangers menées de porte à porte par des individus survoltés.
Face à ces violences, l’ancien Président Sud Africain Thabo Mbeki estime que les auteurs de la racine des causes de cette flambée de violences xénophobes sont assis pénard au moment où l’on fait passer l’immigré pour le bouc-émissaire alors que les causes qui nécessitent une analyse approfondie sont structurelles à l’origine du marasme économique que traverse l’Afrique du Sud. Son message est clair: »la xénophobie détruit l’idée d’Afrique unie. viser les immigrés ces boucs-émissaires pendant que le chômage ( 32 %) et les inégalités explosent n’est pas juste. Appelant ses compatriotes à un devoir de mémoire sur le rôle joué par les pays africains dans la lutte contre le régime ségrégationniste blanc d’ apartheid.
Les violences xénophobes en Afrique du Sud ne datent pas d’ aujourd’hui. Déjà en 2008 sous son magistère, ces violences xénophobes avaient fait 62morts et 100 000 déplacés.
Le Président cyril Ramaphosa a récemment fustigé ce climat de tension. »nous ne permettrons pas que des groupes exploitent les inquiétudes sur l’ immigration illégale pour déstabiliser le pays » a déclaré le chef d’ Etat sud-africain qui a promis des poursuites judiciaires.
De nombreux manifestants ont été interpellés dans la foulée de ces violences.
La police avance le chiffre de 900 arrestations d’ étrangers en situation irrégulière et d’ individus poursuivis pour » violences publiques, vandalisme, pillages et troubles à l’ordre public » cela au lendemain des manifestations du 30 juin dont les points chauds étaient les quartiers Hillbrow à Johannesburg et Clermont non loin de Durban.
Élisia Reclus





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